Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Cader Sayed-Hossen, a donné l’assurance que des dispositions ont été prises pour que la Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited (MRP) approvisionne Maurice en produits pétroliers jusqu’en septembre. C’était hier après-midi lors d’une conférence de presse à son bureau en présence, entre autres, du directeur exécutif de la State Trading Coopération (STC), Megh Pillay. Il annonce que les modalités du nouveau contrat sont finalisées et qu’il devrait être signé par les deux parties incessamment.
Le ministre Sayed-Hossen indique que la STC et la MRPL à travers les ministres de tutelle sont en négociation depuis quatre mois pour le renouvellement du contrat pour approvisionner Maurice en produit pétroliers pour les trois prochaines années. Hier soir, soutient-il, il négociait encore avec son homologue indien. Le contrat actuel arrive à terme ce 31 juillet 2013. « La STC travaille en ce moment sur la rédaction du contrat ». La signature devrait avoir lieu d’ici à la fin du mois. Néanmoins, il donne l’assurance que la compagnie indienne a agréé à approvisionner Maurice jusqu’en septembre de cette année. Il précise que l’accord est signé entre gouvernements et non entre la STC et la MRPL qui sont les agences instrumentales de ces gouvernements. Par conséquent, soutient-il, « il n’y a aucun risque que le contrat ne soit pas signé ».
Les négociations pour revoir les modalités du contrat sont tout à fait normales, dit Cader Sayed-Hossen. Les points qui ont été revus sont la qualité du produit, le volume, la taille du cargo en fonction du volume, le temps que le bateau devrait rester dans le port pour charger et décharger, entre autres. Si le prix du pétrole brut fluctue, et par définition ne peut être agréé au préalable, il convient de négocier le meilleur prix pour ce qui est du premium, le prix du fret etc. Le but de est pouvoir maintenir le prix le plus bas pour les consommateurs locaux. Cader Sayed-Hossen rappelle que le gouvernement a subventionné le prix des produits pétroliers à hauteur de Rs 221 millions pour la période mars 2011 à mars 2013.
Ces négociations, dit le ministre, s’avéraient encore plus importantes dans un contexte où Maurice veut devenir un hub pour approvisionner d’autres bateaux en concurrence à d’autres ports de la région qui le font déjà. Il était aussi important de voir les termes de crédit et les meilleures possibilités pour qu’il n’y ait pas de pertes au cas où il y aurait contamination du produit pendant le voyage. La contamination peut être due aux changements des conditions climatiques entre le port de chargement et Port-Louis. Maurice, rappelle le ministre, ne dispose ni d’espace pour stocker par exemple 15 000 tonnes de produits pétroliers, ni de la technologie nécessaire pour procéder au raffinage. Trois cas de contamination de produits pétroliers sont actuellement devant une cour d’arbitrage.
À une question de la presse sur la meilleure option, Cader Sayed-Hossen et Megh Pillay ont soutenu que la MPRL demeure celle-là, surtout en termes de logistique. Concédant que le prix pourrait être meilleur ailleurs, M. Sayed-Hossen poursuit qu’il n’y a toutefois aucun port, dans le Golfe qui pourrait approvisionner Maurice avec tous les produits pétroliers dont elle a besoin. Il faudra changer trois ou quatre ports et cela peut prendre entre 10 jours et deux semaines pour tout compléter. Et de revenir sur la capacité de stockage limitée dont dispose Maurice pour souligner que MPRL a agréé d’approvisionner le pays sous des délais très courts.
Megh Pillay a fait ressortir que les modalités présentent une win-win situation pour les deux partenaires indien et mauricien.
Cader Sayed-Hossen a aussi indiqué qu’il y a eu 7 tonnes de produits pétroliers déversées dans le port et non 7 000 tonnes comme indiqué dans la presse. Il affirme que la Mauritius Ports Authority (MPA) enquête actuellement sur ce cas pour comprendre ce qui s’est passé et éventuellement déterminer les responsabilités. A une question de la presse, le ministre affirme que malgré toutes les dispositions qui pourront être prises, « il est impossible de dire que cela ne se reproduira pas ».