L’enquête menée par les limiers du Central CID sur les actes de profanation alléguée au cimetière St-Jean, avec des photos présentées comme étant choquantes publiées sur le réseau social Facebook, devrait déboucher incessamment sur l’arrestation d’un 4e suspect. En attendant, les trois jeunes habitant la région sud de l’île, arrêtés cette semaine, ont été reconduits en détention compte tenu des menaces de mort proférées contre eux depuis l’éclatement de cette affaire.
À hier soir, les sources approchées au niveau du Central CID, aux casernes centrales, affirmaient que ce 4e suspect n’avait pas encore été appréhendé dans le cadre de cette enquête. Toutefois, l’arrestation de ce complice est présentée comme imminente. Entre-temps, ses trois amis, dont deux mineurs et un âgé de 19 ans, font face à des charges provisoires de “breach of the Information and Communication Technologies Act (ICTA)” et de troubles à la moralité publique et religieuse sous le Code Pénal depuis leur comparution devant le tribunal de Rose-Hill après leurs arrestations. Avec la police objectant à leur remise en liberté provisoire, les trois suspects, habitants de Mare D’Albert, L’escalier et Rose-Belle, ont été placés en détention. Les deux mineurs, qui ont été interrogés au QG du Central CID en présence de leurs mères, sont détenus dans des cellules réservées aux adolescents au poste de police de Petite-Rivière.
La principale raison de cette reconduction en détention est leur propre sécurité. En effet, la publication des photos montrant deux jeunes allongés sur des tombes du cimetière St-Jean et faisant des signes que l’évêché de Port-Louis qualifie de “profanation de la croix de ces tombes”, a débouché sur des menaces de mort. Certaines menaces et intimidations contre les auteurs de ces actes de profanation alléguée ont été proférées sur le réseau social Facebook avec le mot “wanted” marqué sur les photos des suspects. Selon certaines sources, le Central CID aurait l’intention de remonter la piste des internautes à l’origine de ces commentaires. L’enquête policière se poursuit.
Suite à l’indignation suscitée depuis le week-end dernier face à ces photos jugées compromettantes, l’évêché de Port-Louis est monté au créneau pour que de tels actes ne se reproduisent plus à l’avenir, et affirme que “les chrétiens de la paroisse St- Jean et le diocèse catholique dans son ensemble ont été profondément choqués par la publication sur Facebook de photos provocatrices pour la religion catholique.”