Le Mauritius Institute of Professional Accountants organisera, en mai 2015, au Centre de conférence Swami Vivekananda au Domaine Les Pailles, le 3e congrès africain des comptables. Le MIPA s’attend à accueillir quelque 1 500 comptables dont la majorité venant d’une trentaine de pays africains.
L’organisation du 3e Africa Congress of Accountants (ACOA) a été confiée au MIPA par la PanAfricain Federation of Accountants (PAFA). L’ACOA a été lancé en 2011, la première rencontre se tenant au Kenya et la deuxième au Ghana en 2013. Des leaders influents de la profession comptable et du secteur financier africain ainsi que des présidents et dirigeants des principales associations comptables internationales (IFAC, ACCA, ICAEW, CIMA etc.) sont attendus à Maurice pour cette rencontre. « C’est la première fois que l’ACOA est organisé hors du continent africain. C’est un honneur pour notre institution et notre pays », déclare Bheem Ramruttan, Chief Executive du MIPA.
L’organisation et les objectifs du prochain congrès ont été présentés récemment à l’hôtel Intercontinental par le MIPA à ses partenaires et ce en présence d’Arvin Boolell, ministre des Affaires étrangères et de Vickson Ncube, Chief Executive Officer de la PAFA. Clifford To, président du conseil d’administration du MIPA, affirme que le congrès apportera une visibilité à tous les niveaux. « Nous façonnerons ensemble l’avenir de la profession sur le continent africain », dit-il. Vickson Ncube a annoncé que l’ACOA 2015 sera axé sur le thème « Rising Africa : Partnering for Results ». Il a fait ressortir que ce sera l’occasion de prouver que l’Afrique rime avec réussite et croissance. Arvin Boolell a, de son côté, soutenu qu’« il est important que nous partagions la même vision et les mêmes ambitions pour l’Afrique ».
Le 3rd Africa Congress of Accountants 2015 intéresse déjà les professionnels locaux. Les dirigeants des quatre grands cabinets comptables ont décrit leur vision pour l’Afrique, dans une vidéo projetée au cours de la soirée. André Bonieux, Country Senior Partner de PwC, observe que « les experts-comptables ont un grand rôle à jouer dans la croissance africaine. » Chez PwC, a-t-il précisé, l’intégration africaine est déjà une réalité. « La structure PwC Africa a été créée il y a plus d’un an. C’est une transformation importante. Aujourd’hui, nous opérons comme une seule entité, un unique cabinet africain », rapporte-t-il.
Senior Partner de KPMG, Jean Caude Liong fait les observations suivantes : « Nous nous intéressons tous à l’Afrique. L’île Maurice est bien placée pour soutenir le développement du continent. Nous comptons le plus grand nombre de comptables qualifiés par habitant. Ainsi, nous pouvons aider l’Afrique à regagner la confiance des investisseurs. » Pour sa part, Jacques du Mée, Managing Partner de Deloitte, est d’avis que son cabinet est bien placé sur le continent pour faciliter les échanges entre l’Afrique et l’Asie. Deloitte est physiquement présente dans 34 pays et propose ses services à 51 pays en Afrique. « Une profession comptable solide peut soutenir la bonne gouvernance en Afrique, un élément essentiel pour attirer les investissements », soutient-il.
Par ailleurs, Gérald Lincoln, Managing Partner d’Ernst & Young, fait remarquer qu’en Afrique, les comptables qualifiés sont aussi importants que l’accès aux ressources financières du fait qu’ils interviennent en amont de tout projet d’investissement. « Que ce soit pour une étude de faisabilité ou la recherche de capitaux, les investisseurs ont besoin de savoir qu’ils peuvent faire confiance aux chiffres et aux rapports qu’on leur présente », ajoute-t-il.
Notons que le MIPA a été fondé en janvier 2005 sous la Financial Reporting Act of 2004 et qu’il réunit plus de 2 600 comptables professionnels et environ 140 cabinets comptables. Selon l’article 45 de la loi, les objectifs du MIPA sont d’assurer la surveillance et la réglementation de la profession comptable.