Le Medical Council est résolument déterminé à maintenir le niveau de la profession médicale. Après la première édition en novembre dernier du Doctor’s Registration Examination, obligatoire pour tous ceux qui ont terminé leur internat et qui veulent exercer le métier, un Post graduate Medical Education Board est en fonction depuis jeudi pour évaluer les compétences de 27 médecins désirant figurer sur le registre des spécialistes. De plus, les dirigeants du MC s’activent pour l’entrée en vigueur, dès janvier, du projet “Continuous Professional Developement”, qui vise à la formation de manière permanente de tout praticien.  Ainsi, tout médecin devra avoir accumulé un minimum de huit points au cours d’une année pour le renouvellement de son “registration”. 
« Nous devons nous assurer, d’une part, que les membres de la profession aient les connaissances médicales requises et les aptitudes nécessaires pour exercer et, de l’autre, qu’ils soient up-to-date avec les changements, car la médecine est un domaine qui évolue très vite. Tous les nouveaux amendements à la Medical Council Act et toutes les nouvelle mesures que nous avons prises visent à maintenir le niveau de la profession et à assurer la qualité du service aux malades », explique le Dr Baboo Servansingh, président du Medical Council. 
La semaine écoulée au MC a été marquée par l’entrée en fonction du  Post graduate Medical Education Board (comme prévu dans la loi), qui a pour mission d’évaluer les compétences de ceux qui font une demande d’enregistrement comme spécialiste. Ce board d’examinateurs est composé de trois personnes : le Dr Chandraduth Bundhun (médecine interne), qui en est le président, le Dr Aniff Yaroo (cardiologue) et le Dr N. Narayanen (chirugien orthopédique) . 
Parmi les 28 généralistes qui ont demandé à figurer sur le registre des spécialistes, on dénombre huit demandes pour l’ophtalmologie, quatre pour la médecine interne, trois pour la chirurgie, une pour la pédiatrie, une pour la gynécologie, une pour la chirurgie plastique et deux pour l’anesthésie. Le Post graduate Medical Education Board, qui a siégé pour la première fois avant-hier, a entendu deux candidats ce jour-là, tandis que les autres défileront à partir du 8 janvier prochain. « L’un des trois candidats que nous avions convoqués pour passer devant ce board of examiners est absent du pays. Ce board devra avoir terminé l’évaluation des 28 candidats au plus tard fin janvier car la liste des généralistes et des spécialistes autorisés à pratiquer en 2014 doit être gazetted pendant le mois de février, comme mentionné dans la loi », précise le Dr Aziz Foondun, doyen du Medical Council et qui agit comme Registrar depuis le 16 décembre en l’absence du titulaire.  
Le plus gros travail pour le MC en cette fin d’année demeure la mise en place du dispositif pour l’entrée en vigueur, dès le 1er janvier, du Continuous Professional Developement, projet concernant la formation continue. A partir de 2015, et pour les deux années suivantes, tous les généralistes et spécialistes, indistinctement et indépendamment du nombre d’années de pratique – et qui demandent le  renouvellement de leur licence to pratice medecine –, devront avoir accumulé un total de huit points chaque année pour le critère relatif à la formation. Et, à partir de 2018, tout médecin devra, tous les trois ans, avoir accumulé un maximum de 30 points. « Nous avons analysé les différents systèmes qui existent dans d’autres  pays pour élaborer le nôtre. Il fallait démarrer quelque part et il y a toujours room for improvement. Nous sommes ouverts à toute suggestion », dit le président du Conseil de l’Ordre des Medecins. Il y a, valeur du jour, plus de 1 000 médecins qui sont enregistrés auprès du MC et l’Acting Registrar concède que l’entrée en vigueur du  Continuous Professional Developement nécessite une grosse organisation, car il faut préparer un carnet pour chaque médecin. « Nous avons mis les bouchées doubles ces derniers jours et nous sommes prêts », affirme Le Dr Foondun. 
Par ailleurs, on dénombre 160 jeunes médecins qui termineront leur stage d’internat le 31 décembre prochain. Mais ces derniers devront patienter encore trois mois pour se présenter sur le marché du travail, car ils doivent obligatoirement passer par le Doctor’s Registration Examination, qui aura lieu le 29 mars prochain. Une épreuve que la grande majorité d’entre eux redoutent  en raison des résultats désastreux enregistrés lors de la première édition, qui s’est tenue en novembre dernier. En effet, les sept premiers candidats à cet examen de la profession médicale avaient tous échoué et soulignons que le questionnaire avait été préparé par le Board of Examinations of India.