Les 250 employés de Professional Cleaners qui avaient organisé un sit-in hier ont finalement obtenu leurs salaires du mois de mai dans l’après-midi. Cependant, certains avancent que la direction ferait pression sur ceux qui sont intervenus dans les médias pour dénoncer la situation. Ces cleaners qui opèrent dans différentes grandes entreprises du secteur privé ainsi que des corps para-publics disent être dans le flou quant à leur avenir.
Une employée a reçu sa feuille de route vraisemblablement car sa photo a été publiée dans notre édition d’hier. Une autre avait déjà été renvoyée « pour être intervenue à la radio », affirme-t-elle. C’est le genre de répression qui semble peser sur les employés de Professional Cleaners – en majorité des femmes – dont les conditions d’emploi sont pourtant floues.
Hier, ils avaient choisi de se masser devant les locaux de la compagnie pour exprimer leur ras-le-bol d’une situation qui perdure depuis l’année dernière. « On me doit Rs 3 000 sur mon salaire du mois d’avril et ce n’est que tard dans l’après-midi d’hier que j’ai reçu celui de mai. Le boni de fin d’année avait été payé à 50% seulement », dit une employée exaspérée.
Pourtant, fait-elle ressortir, Professional Cleaners a obtenu des contrats dans plusieurs grandes entreprises. « Peut-on dire qu’ils n’ont pas d’argent ? », se demande-t-elle.
Un jeune homme qui travaille dans cette compagnie de nettoyage depuis un an, affirme qu’il a quitté son ancien boulot pour cela. « D’abord je n’ai pas reçu le salaire qu’on m’avait promis. Je n’ai eu ni boni de fin d’année ni augmentation. »
Révoltés, les employés disent ne pas savoir si leurs contributions au NPF sont payées et s’ils perçoivent leurs frais de transport car « nous ne recevons pas de fiche de paie depuis septembre de l’année dernière. »
Nous nous sommes rendus hier au bureau de Professional Cleaners, à Bell-Village, au moment du sit-in. Nous avons voulu avoir des explications d’un membre de la direction sur cette situation. Mais aucune des quatre personnes qui se trouvaient à l’intérieur du bureau n’est venue ouvrir la porte. Elles se sont contentées de nous regarder, puis ont continué leur conversation. Devant notre insistance, elles ont avancé ne pas avoir de clé. Ils n’ont pas voulu non plus nous donner un numéro de téléphone…