Le Mouvement Autosuffisance Alimentaire (MAA) a lancé hier un projet de jardinage organique à l’école du gouvernement de Mon Trésor Mon Désert. Ce projet est implémenté dans cinq autres écoles de la région – à savoir la Bois des Amourettes G.S., la Mohabeer Burrenchobay G.S., St Patrice RCA, le France Boyer de la Giroday SSS et la Rév. Espitalier-Noël GS –, et ce avec le soutien financier de Airports of Mauritius Ltd (AML).
Le directeur de la MAA, Eric Mangar, a indiqué que sous ce projet, des bacs, des semences et des outils agricoles ainsi que la formation en agriculture organique et en la fabrication de compost sont offerts gratuitement à ces écoles. Des semences sont aussi distribuées aux élèves pour qu’ils répliquent le projet chez eux. « Les enfants aiment travailler la terre et cultiver des légumes. Nous les exposons ainsi à la sécurité alimentaire à travers le jardinage organique dans des bacs. Ils coopèrent aussi avec leurs parents à la maison, ce qui les fait travailler ensemble pour mieux comprendre les plantes et la terre en général », a-t-il dit.
Selon lui, cette unité de jardinage est un « laboratoire vivant » pour les enseignants disposant de moyens pour aider les élèves à mieux comprendre les plantes, la nature, le sol, la faune et la flore. « Les élèves ont cette grande opportunité de pratiquer une méthode alternative de production, de comprendre l’impact du système de cultures mélangées, d’observer et de respecter les vers de terre en tant que travailleurs du sol et de reconnaître l’interdépendance entre les différentes plantes », a-t-il fait ressortir.
Eric Mangar estime que cette expérience agricole devrait permettre aux enfants de résister à la crise alimentaire à l’âge adulte. « Ce projet est destiné à les préparer à faire face à toute situation d’insécurité alimentaire à l’avenir », a-t-il ajouté. Il a également soutenu que ce projet est un « très bon pas en avant » dans la démarche de « faire de nos enfants des garants pour la préservation de la biodiversité ». Et d’ajouter : « Ils peuvent contribuer de manière proactive, avec le soutien de leurs parents, à la révolution de l’agriculture à domicile à Maurice. D’autant plus que de telles activités engagent inévitablement les élèves vers la pensée positive et les aident à mitiger la malheureuse tendance de la violence à l’école. »