Le Collectif Mouvement Pavillon Libre (CMPL) ainsi que le Forum Citoyen Libre (FCL) déposeront demain devant l’Independant Comission Against Corruption (ICAC). S’opposant au projet de clôture du complexe Les Pavillons, ils réclament une enquête quant aux dépenses de la municipalité sur ce projet.
L’opposition des riverains du Jardin Les Pavillons et des habitants de Quatre-Bornes regroupés au sein du Collectif Mouvement Pavillon Libre ainsi que le Forum Citoyen Libre au projet de clôture autour du complexe municipale Jean-Roland Delaître plus connu comme le complexe Les Pavillons est un combat qui date de plus d’un an. Diverses pétitions ont été signées en ce sens et de nombreuses manifestations ont été organisées en vue d’alerter l’opinion publique sur ce développement infrastructurel qui « n’a pas sa raison d’être ». « Elle ne fait qu’enlaidir notre quartier et augmente les risques d’insécurité », assurent les membres de ces deux forces vives.
Pis, soutiennent les opposants, le projet de clôture n’a pas été fait dans la transparence. Devant de nombreuses questions restées sans réponse des autorités concernées notamment au ministère des collectivités locales et devant le refus catégorique de la mairie de Quatre-Bornes de rencontrer les principaux opposants, les membres du CMPL et du FCL déposeront demain devant l’ICAC. « C’est un moyen de dénoncer la façon de faire de la municipalité de Quatre-Bornes », expliquent Georges Ah-Yan, leader et porte-parole du FCL. Pour le FCL, ce projet n’est pas compatible avec la politique de la ville qui a pour synonyme « La ville des fleurs » et celle de Maurice Ile Durable que prône le gouvernement ». Et de s’interroger : « Pourquoi enlever une haie de bambous pour la remplacer par un mur ou une structure métallique ? ». D’ailleurs, le FCL se demande si un Tender a été émis en ce sens par la municipalité concernée « ek si finn ena tender ki sann-la finn gagn sa ? ». Les principaux opposants s’interrogent sur le manque de transparence en ce sens.
Interrogée ce matin au téléphone, la mairesse de la ville des fleurs, Arianne Oxenham a soutenu « n’avoir rien à cacher. Que l’ICAC enquête » Et d’expliquer : « le conseil de Quatre-Bornes a décidé de clôturer ce complexe par mesure de sécurité car à la nuit tombée, le complexe Les Pavillons devient un vrai refuge de bandits. Ce projet, au coût de quelque Rs 6 M a été mis en place dans l’unique but d’assurer la sécurité des citoyens ». Et de soutenir dans le même souffle, que le complexe Les Pavillons appartient à la mairie de Quatre-Bornes « et contient plusieurs assets qui appartiennent à la municipalité. Nous sommes tenus de prendre en considération tout cela ».