Partie prenante de la plate-forme Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL), les membres de Rezistans ek Alternativ ont tenu une conférence de presse hier sur la plage de La Cambuse pour « dénoncer la dilapidation des biens publics au profit du développement barbare. » En attendant que la demande d’injonction de la plate-forme AKNL pour stopper les travaux entrepris par le groupe Currimjee dans le cadre de son projet de construction d’hôtel Le Chaland Ressort, à La Cambuse soit entendu mardi prochain, le mouvement politique lance un appel au Premier ministre pour considérer les dangers que représente ce projet. « SAJ ne peut pas parler de sustainable development et en même temps permettre que les sites naturels et historiques soient détruits pour que des hôtels et autres projets commerciaux soient construits », disent les membres de Rezistans ek Alternativ.
Ils déplorent que les autorités ne tiennent pas en compte les valeurs historiques du site de La Cambuse et les implications environnementales que ce projet de construction d’hôtel aura sur ce site si le projet va de l’avant. Pour le parti, « il est temps de stopper l’exploitation de notre patrimoine naturel ». Il fait ressortir que l’État et la population ont un devoir de protéger notre héritage naturel pour les générations à venir. « Enough is enough, nous devons dire non au développement barbare », disent les membres de Rezistans ek Alternativ. Ils rappellent que les touristes ne viennent pas à Maurice uniquement pour les hôtels 5 ou 7 étoiles. « Il y a des touristes avertis qui croient dans le tourisme écologique. Les discours d’intentions doivent cesser et nous devons agir pour protéger l’environnement », disent-ils, appelant le gouvernement à stopper les développements qui se font sur la zone côtière surexploitée et d’effectuer une étude des terres appartenant à l’État.