Le bras de fer entre les écologistes et autres défenseurs du patrimoine et de l’environnement et le Conseil de district de Grand-Port dans le cadre du projet de construction de Le Chaland Resort du groupe Currimjee se poursuit. Outre leur intention de faire appel au Tribunal de l’Environnement et les consultations avec leur homme de loi pour loger une injonction en Cour en vue d’interdire les travaux, les opposants, dont le Forum Citoyens Libres (FCL) et la  Plate-forme pour Sov nu la Plaz, enchaînent une série de meetings et de rassemblements pour sensibiliser la population à leur cause.
Vendredi, profitant de l’affluence du public à l’occasion de la fête Ganesh Chaturthi, à La-Cambuse, Georges Ah Yan et les autres contestataires ont expliqué aux plagistes les menaces qui pèsent sur cette plage du sud. “Il n’est pas question que l’on rétrécisse la plage de La-Cambuse”, dit le porte-parole du FCL. Il fait ressortir que les promoteurs, avec le soutien du ministère de l’Environnement, ont assuré qu’ils ne toucheront pas à la plage publique. “Or, en délocalisant le poste des garde-côtes sur la plage, c’est 1,5 arpent qu’ils prennent de la plage publique. Et lorsque le ministre de l’Environnement affirme, qu’au contraire, la plage de La-Cambuse va s’agrandir, ce n’est pas de sable qu’elle s’agrandit, mais on nous emmène dans les cannes, vers la terre”, s’insurge Georges Ah Yan. Les opposants comptent bien s’assurer que ce développement ne vient pas rétrécir la plage de La-Cambuse et envisagent de faire appel auprès du Tribunal de l’Environnement de la décision du Conseil de district de Grand-Port qui a octroyé depuis une semaine son Land & Building Permit au groupe Currimjee. En attendant que leur appel soit entendu et qu’un verdict soit rendu, les contestataires déposeront une injonction en Cour, en vue de réclamer un “stay in execution” du projet. Ils continueront également leur série de meetings dans les différents villages côtiers en vue de sensibiliser la population face à cette menace pour la plage de La-Cambuse, et rallier davantage de gens à leur cause. Un camping national à durée indéfinie est aussi envisagé en signe de protestation sur cette plage pour dire “non au développement sauvage”.