Le projet hôtelier envisagé par le groupe Currimjee à La Cambuse est axé sur la philosophie “No Net Biodiversity Loss”. C’est ce qu’a tenté d’expliquer le consultant en écologie Pierre Baissac, vendredi, à travers une présentation vidéo illustrant les défis environnementaux du projet hôtelier Le Chaland Resort Hotel qui tiendra compte, affirme-t-il, de cinq solutions pour améliorer l’écosystème de la région. Ce qui laisse sceptiques les défenseurs de l’Environnement qui soutiennent eux qu’avec ce projet, cette région du sud est en proie à une menace certaine, d’une part en ce qui concerne les dunes de sables et le parc marin de Blue Bay, et, d’autre part, en ce qu’il s’agit du cimetière des dodos, Mare aux Songes, situé à quelques mètres du site. Ce que soutient également le site britannique BBC qui, dans un article remanié le 1er juillet — à la suite de la plainte logée contre la chaîne d’information à l’effet que le premier article paru le 29 juin ne donnait pas la version des promoteurs -, titre une nouvelle fois que “The Only dodo fossil site is getting a hotel right next door”. Ce qui jette un pavé dans la mare.
Préserver et améliorer les écosystèmes du parc marin de Blue Bay, consolider le système des dunes de La Cambuse et contenir l’érosion côtière, ce sont là les défis que le groupe Currimjee est amené à relever dans le cadre de son projet hôtelier qui suscite depuis un an un véritable bras de fer entre les promoteurs et les défenseurs de l’environnement. Pour cause, les écologistes, regroupés autour de la plate-forme Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL) et le Forum Citoyens Libres (FCL), estiment qu’un projet d’une telle envergure à La Cambuse causerait des dégâts irrémédiables aux dunes de sables et au parc marin, mais également au site archéologique de Mare aux Songes.
Ce que conteste toutefois Currim-jee Hospitality Management Ltd (CHML), société gestionnaire de ce projet hôtelier, arguant que toutes les précautions ont été prises pour préserver l’environnement. Lors de sa présentation à quelques membres de la presse vendredi, le consultant Pierre Baissac a affirmé que le groupe Currimjee respectera les engagements pris face aux règlements imposés par les autorités et la Convention Ramsar sur le parc marin, mais s’assurera aussi, au-delà de ses obligations légales, de réduire les impacts négatifs, tout en améliorant le site.
Dans cette optique, cinq solutions ont été établies pour améliorer les écosystèmes de la région, à savoir : un setback de 100 mètres de la ligne de haute marée (High Water Mark), l’installation d’une station de traitement des eaux usées, l’interdiction des activités nautiques motorisées, la protection de la partie de la dune restante et la création d’une forêt côtière de 16 000 arbres endémiques.