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Alan Ganoo qualifie de scandale le fait que le Bagatelle Dam n’est toujours pas opérationnel à 100% à ce jour. Au sujet du projet de Combined Cycle Gas Turbine (CCGT), le chef de file du Mouvement Patriotique (MP) est d’avis que les divergences entre lvan Collendavelloo et Pravind Jugnauth provoquent un tug of war au sommet de l’État.

Lors de cette conférence de presse tenue samedi à St-Jean, Alan Ganoo a d’emblée souligné qu’”en étant en faveur d’un new bid committee, le Premier ministre et ministre des Finances donne l’impression qu’il est en train de saborder ce projet de turbine à gaz avec comme chantre le Deputy Pm. “Et d’ajouter que “nous avons entendu toutes sortes d’allégations venant des rangs même du gouvernement depuis le lancement de l’appel d’offres en 2017.”

Le député est d’avis que “l’incapacité d’Ivan Collendavelloo et de Pravind Jugnauth à accorder leurs violons dans cette affaire fait que ce sont les consommateurs du Central Electricity Board (CEB) qui en payent le prix fort.” Alan Ganoo, tout en étant conscient que “le CEB s’évertue à investir massivement dans divers projets, à l’instar de la turbine à gaz et du Metro Express”, plaide pour “que cette instance, qui dispose d’une réserve de Rs 4 milliards suite à la baisse des produits pétroliers sur le marché mondial, fasse des efforts pour alléger la facture d’électricité des plus démunis.”

Le président du MP condamne le retard concernant la mise en opération de la station de traitement du Bagatelle dam, préalable à la mise en opération de ce projet. Selon ses informations, “ce n’est qu’en 2020 que les régions de Rose-Hill et Belle-Rose pourront être connectées à ce réseau, alors que les autorités affirment que ce sera le cas en juillet prochain.” La recrudescence des vols et agressions contre les touristes, notamment dans le nord de l’île, suscite le courroux d’Alan Ganoo. Il invite le gouvernement et le commissaire de police à se ressaisir et à prendre les taureaux par les cornes sur la question du “breakdown de Law and Order qui met à mal notre industrie touristique.”

Tania Diolle est revenue sur la découverte, au cours de la semaine écoulée, de deux enfants livrés à eux-mêmes dans un appartement à Quatre-Bornes. Citant en outre d’autres cas de maltraitance, elle souligne “l’urgence que l’on introduise, à la rentrée parlementaire, un Children’s Bill avec les provisions nécessaires pour que tous les enfants mauriciens aient un statut civil afin qu’ils ne soient plus laissés pour compte.”

L’autre intervenante, Neena Ramdenee, déplore les conditions de logement des travailleurs étrangers à Maurice, dans le sillage de la contamination de 90 Bangladais par le virus H1N1. Cette situation s’apparente, selon elle,  à de “l’esclavagisme moderne avec des employeurs qui font d’énormes profits à travers ces pauvres gens.” La présidente de la Commission féminine patriote plaide pour un close monitoring et qu’il n’y ait plus de préavis pour des visites dans ces dortoirs.