Le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean-Claude de L’Estrac, a déclaré, ce matin, lors de la 5e réunion du comité de pilotage du projet ISLANDS, qu’il ne fait pas de doute que la jeunesse est un acteur clé du développement durable. Pour lui, la sensibilisation dès le plus jeune âge est le meilleur moyen d’indurer dans la conscience collective le respect de l’environnement ainsi que le lien entre écologie et progrès économique et social.
C’est par la production et la diffusion de courts-métrages et la publication et la circulation d’ouvrages destinés aux plus jeunes que s’est effectuée cette sensibilisation, indique Jean-Claude de L’Estrac. Environ 4 000 enfants venant des pays de la région ont ainsi participé à la réalisation d’une bande dessinée. Ce qui, pour lui, témoigne de la consience déjà vive que ces jeunes ont de l’importance d’un environnement respecté et préservé. « Cette approche pédagogique est indispensable à l’émergence d’une région authentiquement durable », a-t-il fait ressortir.
Le projet ISLANDS a débuté en 2011 avec le soutien financier de l’Union européenne et avec comme objectifs de soutenir les pays membres de la COI et l’île de Zanzibar dans la mise en oeuvre de politiques publiques de développement durable. Il vise aussi à faire entendre à l’international la voix de l’océan Indien sur cette question. Tirant à sa fin, ce projet a permis, affirme Jean-Claude de L’Estrac, à la plupart des gouvernements d’adopter des politiques de développement durable « qu’on peut qualifier d’ambitieuses. »
En parallèle à ses activités, le projet a conduit une vaste campagne d’éducation au développement durable en concevant des supports adaptés à différents types de publics. Ce sont, au total, plus de 13 000 personnes, jeunes et communautés locales, enseignants et décideurs, qui ont été sensibilisés. C’est à travers ce projet que la COI participe aux négociations mondiales sur le développement durable et le changement climatique. Ces conférences mondiales, dit Jean-Claude de L’Estrac, revêtent une importance capitale pour les pays de la région. « C’est, d’abord, aux îles Samoa que nous devons faire entendre notre voix insulaire afin d’assurer une juste prise en compte de nos intérêts dans l’agenda mondial pour le développement 2015/2030. La COI proposera que les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) jouissent d’un traitement spécifique et différencié au sein du Système des Nations unies », a-t-il conclu.
Pour sa part, la Chargée de la Coopération régionale de l’UE à Maurice, Cécile Tassin-Pelzer, a également parlé de cette troisième conférence internationale sur les PEID. Celle-ci devrait porter principalement sur le changement climatique, qui est l’un des plus grands défis que les PEID aient à relever ; les mers et les océans ainsi que les ressources marines et côtières qui représentent une composante essentielle de l’économie et de l’identité culturelle des PEID, en sus de la biodiversité et des écosystèmes riches mais vulnérables, l’insécurité alimentaire et la dépendance énergétique.
La seconde phase du programme ISLANDS qui débute dans quelques mois représente des opportunités réelles pour la COI « de porter au plus haut niveau les préoccupations des iles de la région », dit-elle. Cet atelier se termine vendredi.