Les ministres du Commerce de plusieurs pays d’Afrique doivent se rencontrer les 27 et 28 avril à Addis Abeba, en Éthiopie, pour considérer, et éventuellement adopter, un plan de travail ainsi que les modalités et principes de négociation devant déboucher sur le lancement d’une zone de libre-échange pour l’ensemble du continent africain (Continental FTA).
Les négociations concernant ce Continental FTA pourraient démarrer l’année prochaine et les recommandations de la session extraordinaire des ministres du Commerce à ce sujet seront présentées au sommet de l’Union africaine (UA), prévu en juin prochain. La rencontre ministérielle est précédée de celle des hauts officiels en matière de commerce des pays membres de l’UA. Ces derniers, qui se réunissent depuis hier, devront préparer l’agenda et autres documents de travail à être examinés par les ministres. Maurice est représentée à cette réunion par une délégation conduite par Assad Bhuglah, directeur de la division de politique commerciale au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.
Les techniciens devront se pencher sur divers sujets : les objectifs et principes de base des négociations sur le Continental FTA, les dispositions institutionnelles pour les négociations, les attributions du forum des négociateurs et le plan de travail que le conseil de l’UA sera appelé à adopter pour le lancement effectif des négociations.
Les participants à la réunion ministérielle devront également discuter des recommandations faites par les pays africains après la conclusion d’un accord à Bali par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur la facilitation des échanges pour les pays les moins développés. Cet accord vise à accélérer le mouvement et le dédouanement des marchandises, incluant le cargo en transit. Les techniciens en matière de commerce des pays d’Afrique devront donner leur avis sur l’assistance technique et financière dont les pays africains auront besoin pour mettre l’accord de l’OMC en pratique.  
Par ailleurs, les participants discuteront du travail préparatoire en vue de la stratégie qu’adoptera l’Afrique en prévision du renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), texte de loi qui détermine la nature des relations commerciales et économiques entre les pays d’Afrique subsaharienne aux États-Unis. L’AGOA expirera en septembre 2015 et il y a consensus général pour que le nouveau texte de loi, qui remplacera celui existant actuellement, soit plus bénéfique aux deux parties. Les experts africains évalueront les réussites aussi bien que les failles de l’AGOA, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement.
Notons que la réunion d’Addis Abeba regroupera des représentants de divers blocs régionaux : COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa), SADC (Southern African Development Community), EAC (Eastern African Community), ECCAS (Economic Community of Central African States), IGAD (Inter Governmental Agency for Development), ECOWAS (Economic Community of West African States) et AMU (Arab Magreb Union).