Les perspectives sont positives pour le groupe Esquel Ltd, qui confectionne des chemises pour le compte de différentes marques internationales très connues, les prévisions d’exportation/production pour cette année étant de 14 millions de pièces. Avec des recettes d’exportation pour cette année estimées à Rs 4,2 milliards, le groupe compte recruter de la main-d’oeuvre pour ses différentes opérations pour soutenir sa croissance. Lors d’une présentation hier en présence du ministre du Travail, Soodesh Callichurn, la direction a signifié sa volonté de recruter de la main-d’oeuvre locale.
Esquel (Mauritius) Ltd souhaite démystifier le concept de zone franche en mettant l’accent sur l’importance de l’homme. Hier, l’usine a en effet organisé une “Long Service Award Ceremony” à l’intention de ses employés, récompensant également les enfants des employés ayant réussi à leurs examens du secondaire ou du tertiaire. L’usine de textile veut également renforcer le “middle management” et fait appel en ce sens aux jeunes diplômés. Hier, une dizaine de jeunes diplômés ont reçu leur lettre officielle d’embauche au terme de plusieurs mois de formation. La compagnie de textile Esquel possède quatre unités à Maurice à Grand-Bois, Goodlands, Flacq et l’usine principale de Beau-Bassin (Chebel), qui abrite le quartier général.
Selon Hemraj Ramnial, directeur de l’usine, la tendance est au déclin lorsqu’il s’agit du recrutement local et il faudrait se pencher sérieusement sur cet aspect. L’usine dispose de son propre centre de formation avec des machines qui sont malheureusement inactives. L’effectif total est composé de 5 800 personnes, dont la majeure partie de la main-d’oeuvre étrangère provient du Bangladesh, du Népal et de Madagascar. Hemraj Ramnial insiste sur l’approche différente du groupe lors du processus de recrutement des travailleurs étrangers. C’est le directeur en personne qui part à la rencontre des travailleurs étrangers. « Nous leur expliquons notre méthode de travail, les objectifs et les conditions de travail, entre autres. Nous ne forçons personne à signer en cas de doute par exemple », déclare-t-il. Concernant le salaire, c’est aussi la direction de l’usine qui intervient directement. « Ce n’est pas à l’agent de négocier le salaire ».
Le groupe Esquel compte beaucoup sur les avantages liés à l’accord commercial de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) et a investi un total de Rs 18 millions ces six dernières années, notamment dans l’automatisation. « L’automatisation ne veut pas dire remplacer l’être humain, mais rendre son travail plus facile et plus confortable », souligne Hemraj Ramnial. Esquel a par ailleurs remis un chèque de Rs 150 000 au Prime Ministers Relief Fund en faveur des victimes du séisme au Népal.