Une enseignante de Std IV de l’école Raoul Rivet a saisi le ministère du Travail et l’Equal Opportunities Commission concernant un exercice d’allocation des classes. Elle reproche au maître d’école de ne pas l’avoir promu en Std V, contrairement à ses collègues, en dépit du fait que sa classe a enregistré les meilleures performances. Les deux parties ont été entendues par le ministère du Travail jeudi.
Après les événements autour de l’admission d’une fillette en Std I la semaine dernière, l’école Raoul Rivet est une nouvelle fois au coeur de l’actualité. Cette fois, c’est une enseignante de Std IV qui a porté plainte contre son maître d’école car elle s’estime lésée dans ses droits. L’année dernière, l’enseignante en question et trois de ses collègues ont fait une demande pour enseigner en Std V. À sa grande surprise, ses collègues ont été promus, ainsi qu’un autre enseignant qui, initialement, n’était pas dans la course.
La plaignante est d’avis qu’elle n’a pas reçu le traitement approprié de la part de son supérieur, surtout qu’elle a enregistré les meilleurs résultats de Std IV l’année dernière. Selon elle, l’enseignant ayant été promu a bénéficié de « certaines faveurs, vu sa proximité avec un syndicat très influent ».
Le ministère du Travail et l’Equal Opportunities Commission (EOC) ont été alertés. Hier, la plaignante, le maître d’école et l’assistante directrice de la zone ont été convoqués au ministère du Travail. Il faut savoir que l’exercice d’allocation des classes se fait par le maître d’école, en concertation avec les inspecteurs de la zone.
Le maître d’école a laissé entendre que la jeune femme n’a pas été promue en raison de son jeune âge et de son manque d’expérience. Celle-ci qui a travaillé pendant huit ans comme ICT Support Officer, est devenue General Purpose Teacher il y a quatre ans. Elle s’est défendue en insistant sur la bonne performance de sa classe. De même, elle a fait remarquer qu’après ses cours au MIE, elle a enseigné directement en Std III, en dépit de son manque d’expérience.
À ce stade, aucune décision sur cette affaire n’a été prise. Ashik Junglee de la General Purpose Teachers’ Union qui soutient l’enseignante, dénonce ce nouveau cas de discrimination alléguée : « Je déplore que l’allocation des classes se fasse par rapport aux affinités. Cela relève du favoritisme. Cette pratique décourage et démotive les enseignants. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur d’année en année. »
Le syndicat a aussi écrit une lettre aux autorités concernées pour réclamer que l’enseignante soit rétablie dans ses droits.