Des enseignants de langues orientales qui avaient porté plainte pour discrimination concernant l’exercice de promotion dans le primaire ont obtenu une réponse « encourageante » de l’Equal Opportunities Commission (EOC). Cette instance reconnaît qu’ils ont un traitement défavorable par rapport aux General Purpose Teachers, mais ne peut agir car la langue ne figure pas parmi les “grounds” de discrimination prévus dans l’Equal Opportunities Act (EOA).
Une demi-victoire. C’est ainsi qu’on peut décrire le dénouement de cette affaire devant l’EOC pour les enseignants de langues orientales. En novembre 2012, ils avaient porté plainte pour discrimination contre le ministère de l’Éducation. Ils s’estimaient lésés car leurs collègues de General Purpose pouvaient accéder au poste de Deputy Head Teacher (DHT) après 25 ans de carrière, alors que ce n’est pas le cas pour eux. Qui plus est, dans certains cas, ceux qui sont éligibles aux promotions comptent moins d’années de service qu’eux.
Les enseignants de langues orientales avaient expliqué dans leur plainte que cette situation a des répercussions sur leur travail car ils sont découragés et démotivés. Les plaignants ont même suggéré au ministère de l’éducation de continuer leurs classes normalement, tout en assumant des tâches administratives, si jamais le litige mène vers une conciliation.
Hier, l’EOC a répondu officiellement aux plaignants en leur annonçant que malheureusement, la discrimination évoquée est basée sur la langue d’enseignement et ce celle-ci n’est pas un « Status of discrimination » selon l’EOA. Toutefois, la commission reconnaît le « genuineness of the case which purports to a less favourable treatment to the Oriental Languages Educators ». Dans cette conjoncture, la commission annonce aux plaignants avoir fait des recommandations à l’Attorney General pour des amendements à l’EOA et que la langue soit inclue comme base de discrimination.
Gassen Murugan, porte-parole des enseignants de langues orientales, affirme que « le fait même que la commission reconnaisse le “genuineness” de notre cas et le “less favourable treatment” auquel nous avons droit est déjà une grande chose. Nous espérons que les autorités concernées prendront les mesures nécessaires par rapport à cela ».
L’EOA reconnaît douze grounds de discrimination, soit l’âge, l’orientation sexuelle, l’opinion politique, le marital status, l’origine ethnique, la caste, la race, le handicap, le sexe de la personne, le malade du sida, la femme enceinte et le lieu de résidence.