La mangrove autour de l’île aux cerfs présentée comme un havre de paix à apprécier en Kayak

En moins d’une semaine, le 7 et le 12 janvier 2020, le journal français Le Monde a consacré deux articles à Maurice pour vanter les atours touristiques de notre pays et en particulier sa côte est. Avec comme titre, pour le premier « Île Maurice, à l’est de l’Éden » par Julien Trèves, et  « La face cachée de l’île Maurice », signé Thomas Doustaly pour le second, il ne fait aucun doute que les acteurs du tourisme de la région est entendaient se rappeler aux bons souvenirs des touristes français en ces temps hivernaux dans l’hémisphère Nord et l’été ici. Pas étonnant donc qu’un des deux journalistes ait précisé que son voyage à l’île Maurice a été organisé avec l’aide de l’Office du tourisme de l’île Maurice et d’un des hôtels phares de cette partie de l’île.

Dans un contexte de recul des visites touristiques globales de 1,1% en 2019, ces deux articles font donc partie d’une campagne de promotion soutenue par la Tourism Authority et des établissements hôteliers de la partie est de l’île. Elle vise essentiellement la clientèle haut de gamme française — l’une des rares en hausse en 2019 avec 6% de croissance par rapport à 2018— qui demeure la première pourvoyeuse du tourisme mauricien avec plus de 21% de parts de marché comme confirmé par les statistiques récemment émises par le Bureau des statistiques de Maurice.

« A l’est d’Eden »
Les charmes de la côte est sont particulièrement mises en relief dans l’article, « Île Maurice, à l’est de l’Éden » où l’auteur précise « moins touristique, car au vent, la côte orientale de l’île Maurice, dans l’océan Indien, recèle des trésors pour se ressourcer et profiter des bienfaits de la mer… Le kayak file en douceur vers la mangrove, écosystème indispensable à la faune locale… et aux pêcheurs qui y abritent leurs bateaux en cas de cyclone. Passé la mangrove, on pénètre sur l’île d’Ambre inhabitée, puis on déjeune d’un pique-nique sur l’îlot Bernache, au bord de l’eau turquoise ».

Julien Thèves vante également un restaurant au nord de Poste-Lafayette, d’où la barrière de corail semble toute proche, avec ses vagues déferlantes où l’on déjeune « face à la mer sur une terrasse ombragée de veloutiers, ces arbres aux formes étranges et aux feuilles duvetées. Les poissons et les fruits de mer sont agrémentés de saveurs locales : vanille, coriandre ou feuilles de curry relèvent le produit brut, impeccablement frais ».

La fôret tropicale primitive est également considérée comme une
découverte de la variété touristique de Maurice

L’article fait aussi mention du marché de Centre-de-Flacq, où l’on retrouve des étals tentateurs nappés de « fruits exotiques et légumes variés, achards sucrés ou pimentés, vanille fraîche ou séchée, rhums bruns ou arrangés, bijoux, nappes et saris » où tout est vendu à un bon prix. Enfin, le village de Palmar, qui se trouve entre Belle-Mare et Trou-d’Eau-Douce, est aussi mis en valeur. Qualifiée de « jolie bourgade dont la plage, ravissante, elle a le mérite d’être plus intime que ses voisines de Quatre-Cocos et Belle-Mare ».

« La face cachée de Maurice »

« Si le joyau de l’océan Indien est connu pour ses plages de sable blanc, il mérite aussi le voyage pour son histoire… » pose d’emblée le journaliste Thomas Doustaly, qui a choisi de raconter le volet autre que les plages de notre pays : « D’abord, il y a l’éblouissante découverte de l’île par le hublot, les lacs comme des miroirs, les pics acérés des sommets volcaniques, le vert vif qui domine tout. Maurice est une splendeur avant même qu’on ne s’y pose. »

L’auteur de l’article consacré à la face cachée de Maurice se demande s’il y autre chose que « l’enclos d’un hôtel de luxe, face à l’océan ». Il apprécie en tout cas de découvrir que Maurice a aussi d’autres charmes : « Entre forêt d’ébéniers en grand danger et culture de la canne à sucre, entre maisons coloniales devenues chambres d’hôtes, culture créole et spiritualité hindoue, Maurice raconte sous un soleil éblouissant une tout autre histoire. » Il conte aussi l’histoire de l’Aapravasi Ghat, à Port-Louis, qui est « un des lieux les plus émouvants » de Maurice.

Le journaliste explique qu’« on y découvre la sinistre histoire de l’engagisme, une forme de travail inventée par les Anglais après l’abolition de l’esclavage, mais qui s’y apparentait largement ». Il mentionne qu’environ 500 000 engagés arrivèrent par ce dépôt d’immigration aujourd’hui restauré et classé au patrimoine mondial de l’humanité. « En visite libre ou guidée, l’Aapravasi Ghat est aussi un passage obligé si l’on veut comprendre l’importance de la culture indienne à Maurice. Car plus de la moitié des Mauriciens pratiquent l’hindouisme… dont le site de Grand-Bassin, couvert de temples et dominé par une statue de Shiva de 33 mètres de hauteur, est leur lieu le plus sacré. Lors de la Mahashivratri, une fête religieuse qui célèbre Shiva une fois par an, les hindous mauriciens convergent en processions vers Grand-Bassin. En 2020, la Mahashivratri aura lieu le 21 février, il faut absolument y assister si l’on est sur l’île à ce moment-là. »
Maurice ce n’est pas seulement les plages et les hôtels. C’est en tout cas le message qui est aujourd’hui transmis à ceux qui hésitent encore à faire ce long déplacement.

 

Le pèlerinage du Mahashivratree du 21 février prochain fait partie des visites incontournables proposées en ce début d’année