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Selon le syndicat, la transparence doit primer concernant ceux en attente pour les prochaines promotions de maîtres d’école

La Government Teachers Union (GTU), qui conteste la récente promotion au rang de maître d’école, dénonce l’opacité autour de cet exercice. Selon son président, Vinod Seegum, la Public Service Commission (PSC) aurait dû révéler les critères de sélection pour ces nominations. De plus, il se demande comment cette autorité a pu évaluer les compétences d’un candidat lors d’un entretien de 10 minutes. Le syndicat demande également à la PSC de publier la liste d’attente, qui servira pour les prochaines promotions. Il souhaite alerter le Premier ministre, Pravind Jugnauth, à ce sujet.

Deux semaines après l’officialisation des nouveaux maîtres d’école, la colère ne faiblit pas dans le secteur de l’éducation. La GTU, qui conteste cet exercice en raison de « l’opacité » entourant des nominations, maintient la pression. Vinod Seegum explique : « Une cinquantaine de candidats se sentant lésés sont prêts à porter plainte au Public Bodies Appeal Tribunal. L’autre option est la Cour suprême, mais cela prendra un peu de temps. » Par ailleurs, il faut savoir qu’à part les 154 promus, la PSC a réalisé une “waiting list” d’environ 150 personnes, laquelle servira pour les prochaines promotions lorsque ceux en poste partiront progressivement à la retraite.

La GTU est d’avis qu’il faut publier cette liste également. « Il y a tellement d’opacité autour de cet exercice qu’on ne sait plus à quoi s’attendre. Dans un souci de transparence, la “waiting list” doit être rendue publique. Les candidats ont le droit de savoir s’ils sont au moins sur cette liste. » Vinod Seegum indique que le syndicat compte écrire au Premier ministre, Pravind Jugnauth, à ce sujet. « De 1986 à ce jour, la PSC n’a pas changé. Elle opère toujours dans l’opacité. Comment expliquer que des Physical Instructors, qui ne sont la plupart du temps sur la plaine, ont été promus maîtres d’école, alors que ceux qui ont assuré l’intérim pendant plusieurs mois, voire des années, n’ont pas été sélectionnés ? Est-ce cela qu’on appelle un Modern and Efficient Public Service ? »

La GTU compte également avertir Education International. Le syndicat plaide pour un retour à l’ancienneté. « Je suis d’accord qu’il y a peut-être une ou deux personnes qui ont eu des rapports négatifs et qui ne méritaient pas une promotion sous le système de l’ancienneté, mais on ne peut pénaliser la majorité pour cela. De plus, on a maintenant le Performance Management System qui peut servir comme gage d’équité. »

Vinod Seegum ajoute qu’en 1993, le cabinet ministériel, présidé alors par sir Anerood Jugnauth, avait renversé le Scheme of Service sur la base de la sélection. « Je rappelle que la GTU avait soutenu la réforme de l’éducation et c’est cela que nous avons en retour. Je le dis haut et fort : sans le support de la GTU, le Nine-Year Continuous Basic Education ne serait jamais passé ! » Vinod Seegum dénonce également la tactique « divisionniste » des autorités à travers cet exercice.