Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM, se réjouit que les choses ont évolué après le « cafouillage » de début de semaine au sujet de sa convocation au Central Criminal Investigation Department (CCID), « qui n’a fait aucun bien à la police ». Il explique qu’il a été depuis convenu que, quand il se présentera au bureau des enquêteurs demain à 14h00 dans cette affaire de « propagation de fausses nouvelles », la police fournira les détails de l’accusation portée contre lui par le Premier ministre, Navin Ramgoolam.
Par rapport à sa convocation par le CCID dans le cadre de l’enquête policière ouverte à la suite de la déposition faite contre lui par le Premier ministre pour « propagation de fausses nouvelles », M. Bérenger soutient qu’il n’y aurait eu « aucun problème » si le surintendant responsable ne se serait pas comporté « de façon intolérable ». Il argue en effet que lundi après-midi, la police aurait, « d’un ton arrogant », exigé qu’il se présente le lendemain à 9h00 sans pour autant, affirme le leader de l’opposition, révéler précisément les accusations portées contre lui par Navin Ramgoolam.
Paul Bérenger affirme que mardi, après son refus de se présenter dans ces conditions au CCID, il y aurait eu « changement d’attitude » ; un supérieur de l’officier de police en question allant même jusqu’à, déclare-t-il, adresser à son avocat, Me Ivan Collendavelloo, « presque une lettre d’amour ». Le chef de l’opposition soutient qu’un tel « cafouillage ne fait aucun bien à la police ».
Pour lui, de deux choses l’une : soit toute cette affaire ne relèverait que d’un « excès de zèle de certains policiers » ou, alors, ce serait « une tentative de Ramgoolam de faire peur le jour même où Jeetah était convoqué par l’ICAC » dans l’affaire MedPoint. Quoi qu’il en soit, M. Bérenger se réjouit que les choses ont « évolué ». « En tant que leader de l’opposition, je ne sollicite aucune faveur de la police ni ai-je l’intention de l’humilier ».
Le leader de l’opposition explique qu’il avait déclaré, mardi, que si jamais il était arrêté dans cette affaire, il refuserait d’être « libéré sous caution » et « entamerait une grève de la faim illimitée ». Il explique que, dorénavant, il a été convenu que, quand il se présentera à 14h00 demain au CCID en compagnie de ses hommes de loi, Me Ivan Collendavelloo et Me Veda Baloomoody, la police « fournira les détails des accusations ». Après quoi, ses conseillers légaux et lui se retireront pour « dégager une stratégie ». Ce n’est « qu’un autre jour » qu’il donnera sa déposition.