Le Mouvement Rodriguais (MR), qui a réalisé un score de 42,08%, se retrouvait avec quatre sièges, soit les régions No 1, La-Ferme et No 2, Maréchal. Mais cette confortable avance allait fondre lors de l’étape de la répartition des sièges sous la proportionnelle.
Le Front Patriotique Rodriguais (FPR), avec ses 10,67%, se faisait inviter par la grande porte pour l’octroi des sièges sous les Party Lists. L’Electoral Supervisory Commission, après analyse des résultats et consultations au niveau du State Law Office, avait attribué quatre sièges additionnels au MR, deux au FPR et trois à l’OPR. Le rapport des forces au sein de l’Assemblée régionale etait chamboulé, soit 11 pour l’OPR, 8 pour le MR et 2 pour le FPR, avec une majorité d’un seul représentant face au bloc de l’opposition.
L’OPR devait protester une première fois contre ce renversement de la majorité issu du First past the post en laissant la porte ouverte à un arbitrage de la Cour suprême. Mais en fin de semaine, les dirigeants de l’OPR avaient préféré procéder par étapes. Ainsi, une correspondance officielle avec les détails de la protestation de l’OPR a été adressée à l’Electoral Supervisory Commission, au commissaire électoral, Irfan Rahman, et au Premier ministre, Navin Ramgoolam.
« Nous attendrons les réactions de ces instances à notre demande des plus légitimes à l’effet que l’OPR puisse bénéficier d’un quatrième siège sous la proportionnelle. A partir de là, nous aviserons de la marche à suivre et s’il y a lieu nous saisirons la Cour suprême pour un arbitrage », déclare le leader de l’OPR à Week-End.
« Avec ce qui s’est passé lundi dernier, il ne fait aucun doute qu’il faudra revoir cet aspect de la loi, qui suscite des ennuis et des craintes. La majorité découlant du vote direct doit être maintenue pour garantir la stabilité », ajoute le nouveau chef commissaire, qui a signifié son intention de reprendre le travail déjà commencé depuis 2005 sur les amendements au Rodrigues Regional Assembly.
Tout au moins sur cette question d’amendements à la loi sur l’autonomie, les deux principaux partis politiques, l’OPR et le MR, sont sur la même longueur d’ondes même si des divergences peuvent surgir le fond…