En cette fin de semaine, la police a cru nécessaire de faire preuve d’intransigeance une fois de plus face à des cas d’abus et de propos blasphématoires sur Facebook dans le sillage des commentaires sectaires attribués à Krishnee Bunwaree. La jeune femme, inculpée provisoirement du délit de « Computer Misuse » a été placée en détention policière jusqu’au 6 août. Elle a été transférée à la cellule spéciale de l’hôpital Nehru suite à des problèmes de santé. D’autres utilisateurs de Facebook ayant commenté et soutenu les propos initiaux sont également interrogés par le Central CID en collaboration avec les spécialistes de la CyberCrime Unit de la police.
À hier après-midi, la police était en présence d’un autre cas de propos séditieux susceptible de troubler la paix publique. Mais à la fin de la journée, la police avance qu’aucune déposition formelle n’avait encore été consignée dans ce qui est considéré comme une riposte aux propos de Krishnee Bunwaree. « Nous ne sommes en présence d’aucune déposition en ce sens », fait-on comprendre du côté des Police Headquarters.
N’empêche que le Police Press and Public Relations sur directive du commissaire de police a émis un communiqué pour réitérer la position intransigeante de la police dans le contexte et émettre une sévère mise en garde contre ceux qui seront tentés de poursuivre la campagne blasphématoire sur internet. « The Police would wish to inform members of the public that firm action will be taken against any person found acting in breach of the (relevant) laws », note sans aucune ambiguïté le communiqué. D’abord, la police confirme que des premières arrestations ont déjà été effectuées et que des dispositions ont été prises de concert avec l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) « to cause the blasphemous matters to be removed from the concerned site ».
La police souligne que « it has also been brought to our attention that certain members of the public are either commenting on the matter on Facebook or misusing the social network for similar purposes in retaliation thereof ». Le commissaire de police prend le soin de rappeler que les autorités ne comptent nullement tolérer des abus des moyens de télécommunications « for the transmission or reception of a message which is grossly offensive, or of an indecent, obscene or menacing character ; or for the purpose of causing annoyance, inconvenience, needlessly anxiety to any person ; for the transmission of a message which is of a nature likely to endanger or compromise State defence, public safety or public order ».
Ceux qui se rendent coupables des délits susmentionnés sont passibles d’une amende ne dépassant pas Rs 1 million ou d’une peine d’emprisonnement maximal de cinq ans. La police souligne également les dispositions du Code pénal au sujet du délit de « Stirring up racial hatred ».
La clause 282 (1) (a) et (2) du Code Pénal prévoit une amende de Rs 100 000 et une peine de prison de 20 ans contre « any person who, with intent to stir up contempt or hatred against any section or part of any section of the public distinguished by race, caste, place of origin, political opinions, colour or creed (a) publishes or distributes any writing which is threatening, abusive or insulting ».
La police lance un appel à la retenue dans la conjoncture en demandant aux « members of the public and in particular, those making misuse of the above facilities and engaged in spreading such matters, to refrain from such illegal activities as these not only constitute a serious offence but also, cause a serious prejudice to harmony and social cohesion of our society ».