Mahmade Kodabaccus

Mahmade Kodabaccus a été convoqué au CCID lundi pour donner sa version des faits sur les propos controversés qu’il a tenus lors du lancement officiel de la campagne du PMSD pour la partielle de décembre 2017 à Quatre-Bornes.

« Nou pou defons toi Maya. Bare garde, nou pou defons toi kot to kontan Maya », avait déclaré Mamade Kodabaccus. Une déclaration que la Speaker de l’Assemblée nationale juge insultante et menaçante. Au CCID, en début de semaine, Mamade Kodabaccus a soutenu que « mo pa ti mean sa bann zafer la » et qu’à aucun moment il ne faisait allusion à un quelconque acte sexuel. « Mo ti pe fer referans à football », a-t-il déclaré aux hommes de l’ACP Devanand Reekoye. Après cet exercice, la police l’a autorisé à partir sans être plus inquiété à ce stade de l’enquête. Selon nos renseignements, le CCID compte compléter certaines formalités avant d’envoyer le dossier au bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP) qui décidera de la marche à suivre.

C’est le 3 novembre 2017 que Maya Hanoomanjee s’était rendue au quartier général du CCID pour consigner sa déposition contre Mahmade Kodabaccus. Elle a expliqué aux hommes de l’ACP Devanand Reekoye avoir pris connaissance des déclarations de l’ex-secrétaire des bleus à travers des médias en ligne et des réseaux sociaux. Elle avait également produit un CD sur lequel ont été enregistrés les propos du secrétaire général en retrait du PMSD. Elle estime que le principal concerné s’en est pris à elle suite à l’incident survenu au Parlement le mardi 24 octobre quand elle a suspendu pour deux séances Xavier-Luc Duval, le leader de l’opposition et du PMSD. Ce dernier avait déclaré « I have no respect for you, Madam Speaker » lors de sa Private Notice Question (PNQ). En guise de solidarité avec leur leader, les députés bleus avaient eux aussi boudé les deux dernières séances parlementaires, tandis que l’état-major du PMSD n’avait pas ménagé Maya Hanoomanjee lors de ses conférences de presse.

« Monn fer depozision kont Mons Kodabaccus. Monn pran konesans de so bann propo, e se la suit de sa ki mo vinn donn statement CCID », avait-elle déclaré à sa sortie des Casernes centrales en novembre. De son côté, l’ex-secrétaire général du PMSD avait admis avoir eu un écart de langage et avait présenté ses excuses sur sa page Facebook.