L’avocat Vikash Teeluckdharry, dont les services ont été retenus par une enseignante qui avait porté plainte au Central CID contre le ministre de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, s’est lui aussi rendu au poste de police mardi soir pour consigner une déposition contre la même personne.
L’homme de loi s’est senti insulté suite à un article paru dans un quotidien, où le ministre en question aurait tenu des propos diffamatoires sur sa profession. Me Vikash Teeluckdharry estime que c’est lui qui est visé par cette déclaration car après avoir assisté sa cliente vendredi aux Casernes centrales, il avait affirmé à la presse que « le ministre Sesungkur sera éventuellement arrêté ». L’avocat a également remis une copie du journal au poste de police de Pope Hennessy, réclamant l’ouverture d’une enquête.
Cette institutrice de 28 ans, habitant un village de l’est, avait allégué, en présence de Me Vikash Teeluckdharry, que le ministre de la Bonne Gouvernance lui avait envoyé des messages indécents sur son cellulaire. Elle a ajouté que « Sudhir Sesungkur a commencé à la harceler en lui envoyant des messages pour lui déclarer sa flamme ». La jeune femme, mariée à un agent du MSM, avait remis son téléphone portable aux hommes de l’ACP Devanand Reekoye pour leur montrer les messages d’un numéro qu’elle a attribué au ministre de la Bonne gouvernance. La plaignante avait gardé le silence pendant plusieurs semaines pour éviter une dispute conjugale. Alors que le député de la circonscription N° 10 a lui aussi porté plainte à la police de Moka contre l’institutrice en insistant sur le fait que c’est lui, la victime dans cette affaire. Il avance que c’est la jeune femme qui le harcelait sur son cellulaire et s’est dit prêt à remettre son appareil à la police pour enquête. Le CCID étudie toujours les informations en leur possession avant de décider de la marche à suivre.