Les membres du Conseil à la Mauritius Bar Association, réunis hier, ont commenté les propos de l’avocat Sanjeev Teeluckdharry à l’encontre du directeur des Poursuites publiques, Me Satyajit Boolell. Le secrétaire de cette association regroupant les membres du barreau mauricien, Me Yahia Nazroo, a indiqué que « les membres du conseil ont longuement discuté de cette affaire et ont décidé de la marche à suivre » tout en faisant comprendre qu’il était encore trop prématuré pour divulguer leur décision « car il nous faut informer les parties concernées tout d’abord ».
La réunion était présidée spécialement en cette occasion par Me Yahia Nazroo. Le président de la Mauritius Bar Association, Me Raymond d’Unienville, a demandé à ne pas être présent lors de cette réunion, étant donné qu’il défend le Directeur des Poursuites publiques dans l’affaire Sun Tan en Cour suprême. Me Narghis Bundhun (trésorière), Me Moorari Gujadhur, Me Jacques Tsang Man Kin et Me Anusha Rawoah sont les autres membres faisant partie du Bar Council.
Le directeur des Poursuites publiques, Me Satyajit Boolell, avait porté plainte contre l’avocat Sanjeev Teeluckdharry suite à ses propos jugés « contraires au code d’éthique » face à la presse à son encontre dans l’affaire Roches-Noires. Me Satyajit Boolell avait ainsi écrit au Président du Bar Council, Me Raymond d’Unienville pour réclamer une enquête contre Me Sanjeev Teeluckdharry. Ce dernier, après le dénouement dans le procès intenté à Rakesh Gooljaury en cour intermédiaire, avait déclaré à la presse qu’il trouvait « regrettable » que son client ait été poursuivi dans cette affaire « alors qu’il y avait une décision initiale de la police et du gouvernement pour accorder l’immunité à Rakesh Gooljaury ». Me Sanjeev Teeluckdharry a fait état d’un « imbroglio politico-légal », soutenant que le DPP « inn servi sa case là pou régler bann compte personnel ». Me Teeluckdharry allègue ainsi que « l’indépendance du bureau du DPP est remise en question surtout kan ena accusation contre li mem, kot li subject matter enn enquête par l’ICAC ».