Une rencontre prébudgétaire a eu lieu mercredi entre le Premier ministre et ministre des Finances, sir Anerood Jugnauth, et les Ong. À l’issue de celle-ci, Geerish Bucktowonsing, président du MACOSS (Mauritius Council of social service), a déclaré :
« On accueille favorablement le dialogue qu’il y a eu avec les Ong. Ces dernières contribuent au développement sociétal de Maurice. Car quand nous réussissons dans notre mission éducative, dans notre lutte contre le diabète, entre autres, nous diminuons les dépenses du gouvernement. Il faut donc nous écouter, tout comme on écoute le secteur privé. Il est dès lors important de ne pas se concentrer uniquement sur les gros chiffres, sur le gâteau national.
Ce que nous attendons maintenant, c’est que les propositions que nous avons faites, que ce soit sur les fonds. Qu’il y ait des indications claires et nettes dans le Budget en termes de formation. Nous avons demandé un Leadership Learning Centre for CSO (Civil Society Organisations), qui pourra satisfaire plusieurs besoins en termes de qualité du service notamment. Au niveau de la santé par exemple, le diabète est un mal préoccupant. Dans chaque foyer mauricien, il y a en effet un diabétique. C’est un problème qui ronge notre société. En ce qu’il s’agit de la drogue synthétique, qui touche nos écoles, comment attaquons-nous ce problème ? Des Ong ont fait ressortir qu’elles n’ont pas accès aux écoles. Nous voyons tout cela de manière holistique pour que Maurice sorte gagnante. Et le pays n’y arrivera que si nous parvenons à utiliser toutes les ressources dont il dispose : privé, public et Ong.
La responsabilité primaire reste au gouvernement. Nous, les Ong, nous complémentons les actions. Nos moyens sont très limités. Le gouvernement dispose de tous les moyens pour lutter contre ces problèmes, et pas seulement en termes de fonds, mais aussi en matière de politique et d’actions. D’autre part, nous faisons l’accompagnement des personnes âgées, qui sont seules. À cet effet, combien de fois n’a-t-on pas vu des Ong prendre soin de personnes dans la solitude ? Combien de personnes ne décèdent-elles pas seules à la maison sans que personne ne le sache ? Il y a de pareilles situations dont nous, Ong, nous nous occupons. C’est pourquoi nous voulons améliorer davantage nos capacités. »