Une hausse de la pension de Rs 1 000 pour les personnes du 3e âge, les handicapés et les veuves. C’est ce que souhaite voir le Mauritius Trade Union Congress (MTUC) lors du prochain exercice budgétaire. Le syndicat demande en outre que la limite des revenus non taxables soit revue à la hausse au vu de l’augmentation du coût de la vie de même que les dépenses des ménages. Quant au salaire minimum national, l’organisation estime qu’il ne doit pas être moins de Rs 12 000 par mois.
Dans ses propositions, le MTUC fait part qu’il attend des propositions du gouvernement sur les amendements à l’ERA. Il se dit d’avis qu’il devrait y avoir « plus de flexibilité » concernant les grèves par les syndicats en cas de blocage. « Malheureusement, le gouvernement ne semble pas intéressé à accorder une considération de ce côté. » S’agissant du salaire minimum national, le MTUC dit espérer qu’il devienne une réalité bientôt tout en considérant que le salaire minimum ne devrait pas être en dessous de Rs 12 000 par mois. « Étant donné que le chiffre qui sortira requerra l’approbation du gouvernement, le MTUC demande le soutien du Premier ministre sur ce point. »
Pour le regroupement syndical, l’âge de la retraite devrait être optionnel. « Laissons l’employé décider s’il veut continuer à travailler jusqu’à 65 ans. » Pour rappel, le gouvernement a déjà fixé l’âge de la retraite à 65 ans à partir de 2018. Du côté des impôts, le MTUC demande de repousser la limite des revenus non taxables au vu de l’augmentation du coût de la vie. Il demande ainsi de remplacer le taux de 15 % par différents paliers selon les revenus, soit de 5 à 10 %, de 15 %, de 25 %.
De plus, le MTUC estime que les factures d’électricité, d’eau, du Waste Water et de l’Internet devraient être revues car ceux au plus bas de l’échelle, touchant moins de Rs 6 000 par mois, « parviennent difficilement à les honorer ». Le budget 2017-18, estime encore le syndicat, doit prévoir la création de plus d’emplois, sans quoi le but ciblé de 20 000 emplois d’ici 2020 « ne pourra être réalisé ». En outre, « de nouvelles avenues devraient être conçues pour nos jeunes afin de leur offrir l’opportunité de travailler à l’échelle locale et internationale, par exemple dans des pays africains ou ailleurs ».
Le président du MTUC, Dewan Quedou, souhaite que le fonctionnement de la Public Service Commission et de la Local Government Service Commission soit revu dans la mesure où « les candidats qui travaillent déjà ne sont pas considérés pour des interviews pour d’autres emplois, ce qui crée de la frustration parmi eux ». Pour lui, la mise sur pied d’une Parastatal Bodies Service Commission devrait devenir une réalité « car une politique de recrutement et de promotion juste et rationnelle est impérative dans les organismes para-étatiques ».
Le MTUC estime d’autre part que le CSR Fund devrait être mis à la disposition des confédérations syndicales de même pour leur permettre d’apporter des formations et autres facilités éducatives aux employés. Il demande aussi de revoir le rôle du Trade Union Trust Fund (TUTF) qui devrait, selon les membres, avoir un siège permanent, de même un centre de formation pour les syndicats. Dewan Quedou demande que le gouvernement mette sur pied une National Employment Policy afin de faciliter les perspectives pour les chercheurs d’emplois.