Le comité sur les terrains vagues et abandonnés institué au sein de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill souhaite que des amendements soit effectués à la Notary Act. Cela afin de rendre obligatoire le fait qu’un notaire notifie la municipalité concernant tout changement de nom de propriétaires de terrain, en cas de vente ou de succession par exemple. Cela permettra à la municipalité de mettre à jour sa base de données et de retracer facilement les propriétaires qui abandonnent leurs terrains, lesquels finissent bien souvent en friches.
Les terrains laissés en friches constituent un véritable casse-tête pour les collectivités locales. Afin de préserver l’environnement, la sécurité et la santé des citadins, la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill fait régulièrement appel aux propriétaires de terrains laissés à l’abandon, et qui sont recouverts d’herbes et autre végétation dense, pour les nettoyer. Si certains finissent par répondre aux appels lancés par la municipalité, d’autres demeurent intracâbles, par exemple parce qu’ils sont à l’étranger, sans compter les changements de propriétaire. Mais il y a aussi des soucis qui surgissent lors des transferts des noms de propriétaire à un autre en cas de vente ou de succession, par exemple.
Si les données des propriétaires d’origine des terrains sont disponibles dans la base de données de la municipalité, par contre les informations mises à jour, notamment celles après la vente ou la succession de ces portions de terrains, ne le sont pas puisque toutes ces informations sont enregistrées dans le cadastre national, auquel la mairie n’a pas accès. Raison pour laquelle le comité sur les terrains vagues et abandonnés propose que des amendements soient apportés à la Notary Act afin qu’un notaire informe la municipalité concernant tout changement qui interviendrait au sujet des noms des propriétaires de terrain au sein des villes soeurs. Cela permettrait ainsi aux officiers de retracer les propriétaires en vue de communiquer avec ces derniers ou de les rappeler à l’ordre face à leurs responsabilités. Cela permettrait également à la municipalité de mettre à ce jour sa base de données. Vu que toutes les données au sujet des noms de propriétaires sont enregistrées dans le cadastre et que la municipalité n’y a pas accès librement, elle ne peut assurer le suivi au niveau des changements des propriétaires de terrains. Ces contraintes au niveau de la loi freinent le travail des officiers, qui se retrouvent face à un véritable casse-tête pour retracer les propriétaires.
Le conseiller Jules Rivet, qui préside ce comité, déplore par ailleurs « l’absence d’un plan à long terme en consultations avec les ministères des Administrations régionales, de l’Environnement et de la Santé pour trouver une solution au problème de terrains laissées à l’abandon ». La mairie en a recensé environ 400 récemment.
Les terrains vagues et maisons abandonnées donnent lieu à de multiples nuisances et doléances de la part du voisinage. Mis à part le problème de la pollution, ces maisons et terrains deviennent des repaires idéaux pour drogués et autres malfrats, mettant en péril la sécurité des citadins. Dans une déclaration au Mauricien, l’adjoint au maire, Mahen Choolun, réaffirme la volonté du conseil municipal d’aider à combattre la criminalité en trouvant une solution aux problème de terrains laissés à l’abandon et qui peuvent servir de cachettes aux malfrats.