À l’ouverture d’un atelier de travail la semaine dernière dans le cadre de la journée mondiale des droits des consommateurs avec le thème « Our money, our rights », le président de l’Association de la protection l’environnement et des consommateurs (APEC) Suttyhudeo Tengur a pris pour cible les institutions bancaires. Se référant aux énormes profits réalisés par les principales banques commerciales, il s’est longuement interrogé sur le degré de satisfaction des clients quant aux services offerts et les coûts facturés.
« How much of bank charges have the consumers paid and contributed to these huge profits ? Do we get a satisfactory service from these banking institutions ? Are their charges, such as ledger fee, commissions charged on each transaction reasonable ? What about credit accessibility and what are the main hurdles which cost the consumer more money ? Our banks do not take any risk to march up the market. Are we satisfied with the services offered and the costs the bank charge us ? » s’est interrogé Suttyhudeo Tengur.
Le président de l’APEC devait faire ainsi état d’une étude réalisée à l’échelle internationale indiquant que les consommateurs dans bon nombre de pays sont loin d’être satisfaits de leurs institutions bancaires. Selon les données citées par Suttyhudeo Tengur, en Chine 40 % des consommateurs sont « dissatisfied » des frais déraisonnables pratiqués par leurs banques et autres services financiers ; en Grande Bretagne la Financial Services Authority a reçu pas moins de 1,7 million de plaintes au deuxième trimestre de 2010 ; en 2009 au Brésil, le secteur financier était classé deuxième dans le nombre de plaintes logées au département de la protection des consommateurs, alors qu’en France, 15 % des clients ont exprimé le souhait de changer de banque.
Le président de l’APEC devait expliquer qu’une requête sera transmise au gouverneur de la banque de Maurice Manou Bheenick afin qu’il se penche sur la question et appelle les banques à être plus souples et réduire leurs charges sur les transactions. Suttyhudeo Tengur s’est dans la foulée questionné sur l’éventualité d’avoir un Banking Ombudsman, comme en Inde. « As far as interest rates are concerned, I hope that the next Monitoring Policy Committee will take the wise decision to lower them so that consumers can have access to credit at cheaper rates ».
Parlant des coopératives, il s’est dit d’avis que ce secteur a un rôle significatif à jouer dans le développement de Maurice. « Though the cooperative consumer sector is plagued with a number of weakness — ageing membership, no dynamic leadership at the secondary levels and especially lack of modernization process — it can be revamped through a new leadership and can play a significant role in consumer education. Defining new policies, making any new strategic plan or any action plan will not serve any purpose if there is no strong will to give this sector a new impectus. Cooperative development is not on paper, it is a people’s movement and it should be dynamic otherwise it will die a slow death… » Suttyhudeo Tengur a finalement exhorté la jeune génération à faire partie du people’s movement et à rendre ce secteur plus dynamique.
Invité au coup d’envoi de l’atelier de travail à Port-Louis, Jim Seetaram, le ministre des Coopératives, devait annoncer que la Cooperative Act serait bientôt amendée.