Le gouvernement mauricien émet des réserves concernant l’article 4 du Protocole de la SADC obligeant ses États membres à inclure l’égalité des sexes dans leurs Constitutions respectives d’ici à 2015, a affirmé la ministre de l’Égalité des Genres à l’ouverture d’un séminaire sur l’égalité des genres, à Quatre-Bornes, ce matin. Selon Mireille Martin, des dispositions du protocole demandent à ce qu’il y ait des actions positives impliquant la discrimination positive. Ceci n’est pas en ligne avec notre Constitution, affirme-t-elle.
Mireille Martin indique que le gouvernement mauricien a pris des mesures favorables à l’égalité des genres dont l’amendement de l’article 16 (b) de la Constitution. « It stipulates that there shall be no discrimination on the basis of sex », rappelle-t-elle. Par conséquent, Maurice émet des réserves quant à certaines dispositions du protocole de la SADC. « Government’s concern is related to the provisions regarding affirmative action, as this implies positive discrimination, which is not in line with our Constitution », affirme la ministre de l’Égalité des genres. Cependant, même si Maurice n’a pas signé ce document, le Premier ministre, fait-elle ressortir, a réitéré son engagement à travailler pour l’autonomisation de la femme et l’égalité des genres à travers l’entrée en vigueur des lois et la concrétisation de projets en ce sens. Un engagement réitéré à l’occasion du 32e sommet des chefs d’États et de la SADC, à Maputo, en août 2012. Ainsi, poursuit-elle, Maurice a la responsabilité d’initier des actions en ce sens. Mireille Martin observe que « in line with provisions on constitutional and legal rights, the Constitution of Mauritius guarantees equal rights for both men and women, that is “de jure” equality ».
Cependant, elle déplore le fait que dans une société où le patriarcat est fortement intégré « de facto discrimination still persists ». Mireille Martin indique que le ministère de tutelle croit fermement que des campagnes de sensibilisation agressives apporteront un changement de mentalité en faveur de cette égalité.
Elle devait citer une série de lois : la Protection from Domestic Violence Act, la New Local Government Act, la Equal Opportunities Act et la Criminal Code (Amendment) Act.
Par ailleurs, Mireille Martin avance que selon de nombreuses études, la présence de la femme dans des positions de responsabilité apporte des changements positifs à la société. Elle rappelle que le protocole de la SADC demande à ce qu’il y ait une représentation égale des femmes et des hommes à des postes de décision que ce soit dans le privé ou dans le public d’ici à 2015. Elle dit que Maurice a fait du progrès à ce niveau en citant des statistiques. « According to statistics available from the Master and Registrar’s Office, there is over 50 % women representation at Magistrate level. For Judges, the percentage has reached 40 %. » Elle note que dans le secteur public, sur six Chief Executives, il y a trois femmes ; 12 des 35 Permanent Secretaries sont des femmes soit 34,5 % ; et 40 % des PAS, des femmes. « These figures indicate that Government is creating a conducive environment for women to aspire to higher posts. » En outre, elle souligne que le ministère de tutelle est engagé dans la formation des femmes qui souhaitent faire de la politique.
Sur le plan éducatif, Mireille Martin avance que le pays offre une éducation à tous. Un des principaux soucis du gouvernement est de réduire à zéro l’illettrisme qui est de 18,5 % chez les femmes contre 11,3 % chez les hommes.