La magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, siégeant en Cour de Port-Louis, a accédé ce matin au “Variation Order” logé par Thierry Lagesse au sujet de son interdiction de quitter le pays. Pour justifier la restitution de son passeport, l’homme d’affaires avait expliqué qu’il doit effectuer des déplacements réguliers à l’étranger dans le cadre de sa profession. La Cour l’a en effet autorisé à voyager du 1er septembre au 3 février. Il effectuera ainsi plusieurs déplacements d’affaires, notamment en Afrique, en Angleterre et au Sri Lanka, mais seulement après avoir fourni une caution de Rs 25 000.
L’ex-Chairman du groupe Mon-Loisir avait été arrêté le 26 août 2013 puis inculpé provisoirement de complot pour fraude fiscale dans le cadre de l’importation d’une Mercedes Benz (SLS 63 AG). La Mercedes SLS AMG était en sa possession depuis février 2011. Or, le véhicule était enregistré au nom d’Ashish Kumar Seeburrun, un “Returning Resident” de 34 ans. Après avoir passé une nuit en détention, il avait retrouvé la liberté conditionelle après avoir  fourni une caution de Rs 25 000 et signé une reconaissance de dettes de Rs 100 000. Il est défendu par Mes Sanjay Bhuckory, Senior Counsel, et Jason Harel.
À la suite de son arrestation, Thierry Lagesse, dans un communiqué, indiquait que son interpellation par la police et son interrogatoire “under warning” constituent « un abus de procédures », expliquant ainsi qu’il avait préféré faire valoir son droit au silence lors de l’enquête. Le communiqué soulignait que le suspect avait honoré les engagements pris avec la police, en ce sens qu’il est rentré à la date prévue, voire même le jour précédent, et qu’il a réaffirmé ne rien avoir à faire avec tout ce qui se rapporte au paiement des droits dûs à l’importation desdits véhicules. En outre, rappelle-t-il, après que la MRA lui a fait parvenir une correspondance officielle en date du 24 octobre 2012, dans laquelle l’organisme lui reprochait certains faits relatifs à l’utilisation, Me Harel, agissant en son nom, avait répondu à la MRA pour lui réclamer des précisions. Toutefois, cet organisme n’avait rien fourni à l’homme d’affaires, préférant à la place référer le dossier à la police. Ce que Thierry Lagesse considère comme « une démarche arbitraire ».