Être optimiste en économie n’est pas qu’un état d’esprit ou qu’une prédisposition à la pensée positive. L’optimisme devient ainsi dans ce secteur une variable, un accélérateur de croissance, un booster …
Dans le jargon technique, cela s’appelle la gestion de l’expectative : expectations, business confidence. Il faut toujours rassurer l’investisseur. Un investisseur rassuré investit et par effet boule de neige, fait investir. Le climat est alors dit « optimiste ». Et même si, en réalité, l’économie ne se porte pas bien, il est crucial aux politiques de créer la perception que tout ira mieux. Si on sait que « tout ira mieux », on n’hésite pas à « mettre son argent » et, au final, tout finit par aller bien. En économie, le « pourquoi ? » est semblable au « comment ? ».
Et à Maurice ? Même rengaine. Pour pallier la « crise », il faut « faire semblant » qu’elle ne durera pas. Logiquement, c’est la tâche du ministre des Finances et du Développement économique Xavier-Luc Duval. Quant à son opposant Ki Cheong Li Kwong Wing (MMM), son rôle est de faire… opposition. Lors des débats parlementaires de mardi dernier, le mauve dressait un parallèle entre Chypre et le système bancaire mauricien. Une analyse truffée d’« exagérations » pour Xavier-Luc Duval. Selon lui, « l’honorable député dessert le pays en agissant ainsi ».
La configuration est la suivante : un tug of war – et pour tenter de faire pencher la balance, l’un comme l’autre doit pousser aux extrêmes. Xavier-Luc Duval deviendrait-il “suroptimiste” ? Et Ki Cheong Li Kwong Wing “surpessimiste” ?