Abdullah Hossen, directeur de communications du PTr, condamne la décision du Remake telle qu’annoncée par le leader du MMM Paul Bérenger de demander à Aslam Hossenally, « ainsi qu’à deux autres maires, André Toussaint et Rooma Meetoo, de step-down ». Cette décision, soutient-il, constitue un manque de respect vis-à-vis de l’institution mairale.
Pour l’intervenant, « li clair ki ena là enn aveu de la faillite de l’administration du Remake à Port-Louis ». Pour lui, il aurait fallu plutôt que tous les conseillers du MMM/MSM de Port-Louis démissionnent. « Aslam Hossenally ne peut porter seul le chapeau. Bizin permet enn nouveau l’équipe take over et mène la ville vers la voie du développement et du progrès. Le Remake essaie de sauver la mise. Nous, au PTr, nous avons toujours dénoncé l’incompétence de l’équipe MMM/MSM. (…) On sait tous comment la municipalité de Port-Louis a fonctionné. Personne au sein de la municipalité n’a fait preuve d’esprit d’équipe. Le Remake fine fer de la municipalité de Port-Louis enn véritable guichet automatique. L’agenda de la Commission bien-être de la municipalité n’a été qu’une distribution de manger-boire. »
Abdullah Hossen insiste que tout le Conseil de la municipalité de Port-Louis est à blâmer. « Ki promesse pas fine fer citadin pendant campagne municipale. La municipalité ti annoncé ki program de la ville pu été pendant ces six dernières années, narien pas fine fer. Eski fine ena rénovation ? Est-ce ki la vie bann Port-Louisiens fine amélioré ? »
L’intervenant a aussi parlé du relogement des marchands ambulants, qui dit-il est un dossier prioritaire. « Le gouvernement a mis deux sites à la disposition de la municipalité et a investi près de Rs 25 millions pour leur aménagement. La municipalité a tiré au sort les étals à être alloués aux marchands dans une véritable pagaille (…) MMM pé coulé dans Port-Louis. Il y a eu trop de double langage de ce parti et de belles promesses non tenues qui ont généré de grosses déceptions. » Pour lui, le député mauve Adil Meeah, le 1er élu de la circonscription N° 3, « pas fer l’unanimité au sein du MMM. »