Nita Deerpalsing, qui assure l’intérim au sein de l’aile féminine du PTr en l’absence de Kalayanee Juggoo, s’est exprimée contre la récente nomination de proches du gouvernement à des postes importants et à d’autre part invité les ministres accusés d’avoir séquestré deux représentants de Dufry à jurer un affidavit pour s’expliquer « sur certaines choses qui portent atteinte à l’intégrité de la femme ». Elle a également regretté que le Premier ministre indien Narendra Modi n’ait pu se recueillir sur le samadhi de sir Seewoosagur Ramgoolam, comme le veut la tradition lors des célébrations de la fête nationale. Le retrait de la politique active de l’ancienne ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, pour des raisons de santé,  a aussi été annoncé à cette occasion. C’était samedi dernier lors d’une conférence de presse au siège du PTr, au Square Guy Rozemont.
Exprimant sa satisfaction quant à la venue du Premier ministre indien Narendra Modi, « kinn eksprim li lor kontribisyon SSR », Nita Deerpalsing a toutefois critiqué « la tentative d’effacer cette dernière en mettant fin à une tradition établie depuis toujours », le Premier ministre indien n’ayant pas été invité à se recueillir sur le samadhi de SSR à Pamplemousses. « Tou invite donnerr le 12 mars plant ene zarb kot samadhi SSR, li domaz ki an 2015 pann ena zarb plante. » Elle attribue ce fait à « la politique partisane en vigueur au sein du gouvernement ». Selon elle, le message télévisé du Premier ministre sir Anerood Jugnauth à cette occasion « n’était pas un discours d’État, mais un discours politique ».
Abordant le chapitre des récentes nominations dans des corps para-étatiques, Nita Deerpalsing n’y est pas allée de mainmorte. « Gouvernma ti dir pou netway pei, me ena kik interogasyon ki populasion ena drwa kone. Eski nominasyon Vijaya Sumputh enn legzanp netway pei ? Eski met Prakash Maunthrooa Senior Advisor PMO enn legzanp ? Donn enn post papa Roshi Bhadain, ki minis Bonn gouvernans, enn legzanp ? » Au sujet des deux ressortissants étrangers accusant trois ministres de les avoir séquestrés dans l’affaire Dufry, Nita Deerpalsing a invité ces trois ministres à également jurer un affidavit « pour rassurer la population ». Elle devait ajouter que certains mots qui auraient été employés lors de cette réunion nocturne portent atteinte à l’intégrité de la femme mauricienne. « Zot bizin rasir populasyon ek ban fam Moris ki zame inn ena bann tel komanter deplase. Si ena respe, al dir ki zame pa fin dir enn zafer koumsa. »
S’exprimant longuement sur la Journée de la Femme du 8 mars, Nita Deerpalsingh a déploré qu’il n’y ait pas eu assez d’activités pour sensibiliser la population quant à l’importance de la femme dans la société. « Gouvernma fer zis enn depo de zerb e minis Egalite de zanr inn pans zis pou fer enn annons dan zournal pou swet bonn fet a tou ban fam. Se tou kapav fer ? » s’est-elle insurgée, demandant à la ministre de l’Égalité des genres, Aurore Perraud, de se « ressaisir ». Par rapport au Budget qui sera présenté le 23 mars, Nita Deerpalsing souhaite qu’une forte composante soit attribuée à l’avancement des Mauriciennes afin qu’elles aient plus d’outils pour pouvoir se lancer sur le marché du travail.
Interrogée par la presse sur les liens entre l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, et Jessica Weber, dont le nom a été cité au Parlement récemment, Nita Deerpalsing a été catégorique : « Si finn ena kik maldonn, pou bizin ankete. Toutfwa, ansien gouvernma inn fini pey le pri e lepep inn deza rezet li. Asterla se gouvernma zordi ki bizin “accountable” lor seki li pe fer. Pa devye latansion lor le passe, bizin get azordi ek seki nouvo gouvernma pe fer. »