Arvin Boolell, qui organisait hier un congrès régional à Nouvelle-France, a poussé la barre plus haut dans sa lutte en vue de prendre le leadership du PTr en demandant la démission de Navin Ramgoolam comme leader du Parti travailliste. Le porte-parole du PTr, qui parlait en présence des anciens ministres Suren Dayal et Sutyadeo Moutia, qui présidait la réunion, et du député de Mahébourg/Plaine-Magnien Ritesh Ramphul, a affirmé que « la marche vers la victoire a commencé ».
Affirmant parler « au nom des valeurs travaillistes, au nom du retour aux sources et au nom de l’espoir placés par les sympathisants dans le PTr », Arvin Boolell a estimé que « nous serons appelés à faire des sacrifices », estimant que le PTr doit « pouvoir dire non au statu quo et au « business as usual » ». Il a aussi insisté sur la nécessité de « donner une nouvelle confiance » à la population. Le porte-parole travailliste a insisté sur l’importance de pratiquer des valeurs humanistes, « ce qui n’est pas le cas pour le pouvoir actuel », selon lui.
C’est dans cette optique qu’il a rappelé que Navin Ramgoolam passe par des moments difficiles. « Or, personne n’est coupable jusqu’à ce que l’on démontre le contraire. Dans notre système de justice à Maurice, personne n’est au-dessus des lois. Et je fais confiance aux avocats », a-t-il estimé. Raison pour laquelle il a demandé la démission de Navin Ramgoolam en tant que leader du parti. « Je lui demande de « step down » et de nous laisser travailler. Je ne dis pas cela de gaieté de coeur », a-t-il dit.
Arvin Boolell a insisté sur l’importance de l’organisation d’un congrès travailliste. Il a ainsi annoncé son intention de présenter une motion pour demander la convocation d’un congrès pour élire le leader et le leader adjoint au sein du PTr. Le porte-parole du parti a affirmé que « le PTr travaille comme une famille », estimant que « personne ne sera délaissé ». Et de souligner la nécessité « de créer de l’espace pour tout le monde » Il poursuit : « Je connais la sagesse de Navin Ramgoolam. Je connais son sens des responsabilités. Mais je connais aussi mes droits et mes obligations », a lancé Arvin Boolell, rappelant que selon les termes de la constitution du PTr, « n’importe quel membre du parti peut porter sa candidature au poste de leader ». Il a par ailleurs souligné la nécessité de « mener une lutte contre le communalisme et le castéisme ». Poursuivant, il a lancé : « Bann dimounn ki pe servi la religion pou faire politik pena zotte plas dan ene societe modern. »
Il a aussi observé que Navin Ramgoolam a un mandat au poste de leader allant jusqu’en 2017. « Toutefois le parti dépasse tout le monde. C’est l’intérêt du parti qui doit primer », a-t-il estimé, insistant sur le fait que « la marche vers la victoire a commencé ». Selon lui, le PTr doit ainsi « pouvoir faire son « mea culpa » pour les « gabzi » commis ».
Le porte-parole rouge a, au début de son intervention, rendu hommage au fondateur du parti, Maurice Curé et à Guy Rozemont, qui, a-t-il soutenu, avait présenté une motion visant à faire de la Fête du Travail un jour férié. Il a également rappelé la lutte du PTr « pour l’obtention du suffrage universel et l’indépendance du pays ».