Le ministre de la Santé Anil Gayan devrait « présenter ses excuses au Parlement » pour ses propos tenus lors de son intervention sur les débats budgétaires mardi dernier, où il défendait la nomination de Vijaya Sumputh et avait critiqué le président de l’Equal Opportunities Commission Brian Glover. Tel est le souhait formulé par le PTr lors d’une conférence de presse à la mi-journée.
Lors de son intervention en marge des débats budgétaires, le ministre de la Santé avait critiqué le président de l’Equal Opportunities Commission (EOC), Me Brian Glover. Des propos tenus à l’Assemblée nationale que Arvin Boolell, chef de file du PTr, estime « révoltants, infectes et communals ». Les députés rouges solliciteront une rencontre avec la Speaker, Maya Hanoomanjee, à ce propos.
Pour rappel, la Speaker avait rappelé à l’ordre le ministre Gayan en deux occasions pour ses commentaires à l’égard de Brian Glover, estimant qu’il ne peut s’attaquer à quelqu’un qui n’est pas présent à l’Assemblée. Anil Gayan s’en est en effet pris au président de l’EOC qui, a-t-il fait remarquer au Parlement mardi, a intenté une enquête un an après avoir écrit un article dans le quotidien l’express concernant le traitement aux Senior Citizens de la circonscription No 16. Pendant cette intervention, qui aura duré la majeure partie du temps qui lui était accordé, le ministre de la Santé aura défendu la nomination de l’avocate Vijaya Sumputh au Trust Fund for Specialised Medical Care et au conseil d’administration de la Mauritius Post & Cooperative Bank.
Les parlementaires du PTr comptent de ce fait formuler une demande pour que le salaire du ministre de la Santé soit réduit à Rs 1 lors du prochain Comity of Supply de l’Assemblée nationale. Arvin Boolell, tout en qualifiant Anil Gayan de « maillon faible » du gouvernement, se dit par ailleurs « intrigué » par le « silence » du leader du Mouvman Liberater, Ivan Collendavelloo, parti dont Anil Gayan est adhérent. Selon Arvin Boolell, ils seraient nombreux à  s’attendre à voir Anil Gayan « démissionner » tout en faisant remarquer qu’aucun membre du MSM et du PMSD n’a défendu le ministre de la Santé.
Arvin Boolell a également commenté l’affaire des trois VVIPS (les ministres Roshi Bhadain et Pravind Jugnauth ainsi que l’Attorney General Ravi Yerrigadoo). Il réitère l’appel à ces derniers pour effectuer une déposition à la police concernant les affidavits jurés par le CEO de Mauritius Duty Free Paradise Shop (MDFPS), Simo Carevic, et le Deputy Chief Operations Officer de Dufry, Michel Galet.
Dans un autre ordre d’idée, le porte-parole des rouges estime que le gouvernement « a failli dans ses promesses » pour faire valoir la méritocratie. Commentant les nominations, Arvin Boolell a aussi déploré que « L’Alliance Lepep n’a pas non plus tenu sa promesse et que des appels à candidatures n’ont pas été effectués pour le recrutement dans les corps para-étatiques ». Selon ce dernier, « la jeunesse est révoltée », faisant notamment référence aux 80 employés de la Road Development Authority (RDA) qui ont été licenciés. Les licenciements se font, selon Arvin Boolell, « de manière arbitraire et sélective ». Et de s’insurger : « Il est révoltant que 80 personnes se retrouvent sur le pavé. »
Patrick Assirvaden, président du parti, a abordé le volet énergétique, réagissant à l’intervention du ministre de l’Énergie, Ivan Collendavelloo, au Parlement. Selon Patrick Assirvaden, le ministre « ne comprend rien au dossier énergétique ». Et de lancer : « Sans politique claire du gouvernement sur le long terme, il y a un risque de “black-out” dans le pays. » Patrick Assirvaden se demande aussi « ce qui arrivera dans des endroits critiques comme les prisons, l’aéroport, les hôtels ou les hopitaux, qui nécessitent une fourniture d’électricité 24/24h ! »