Le président du Ptr, Patrick Assirvaden, et le porte-parole de ce parti, Nita Deerpalsing, ont pris l’opposition et la presse pour cible, samedi estimant « qu’elles ont monté une cabale pou zet labou lor sa madam aktivis travayis ».
Enough is enough a lancé Patrick Assirvaden qui a déploré « le comportement de certains journalistes » et le « jeu infect des deux sections de la presse ». Le président du Ptr a allégué que les dirigeants du Remake et les deux groupes de presse concernés sont de connivence. Il s’est réjoui qu’il y ait un judiciaire qui inspire confiance. « Nous croyons en la justice de notre pays », a-t-il lancé. Pour lui, l’ordre d’interdiction de la Cour suprême adressé aux groupes Le Mauricien et La Sentinelle constitue une gifle magistrale à ceux qui voulaient étaler dans le public la vie privée d’une citoyenne. Selon lui, il n’y a pas eu de Gagging Order mais une injonction.
Pour sa part, Nita Deerpalsing a rappelé les attaques du gouvernement de SAJ contre la presse en 1984 et en 1994. De plus, des copies d’un journal ont été bloquées en 2002 afin qu’elles ne soient pas disponibles dans les kiosques dans le but de protéger une personnalité politique du MMM/MSM.
Par ailleurs, Nita Deerpalsing a annoncé qu’elle se rendra au CCID cette semaine pour faire une déclaration à la police à la suite de la déposition faite contre elle par sir Anerood Jugnauth. Elle a affirmé qu’elle se rendra aux Casernes centrales sans faire de publicité à l’instar de Lormus Bundhoo et de Patrick Assirvaden, qui ont été aux Casernes avant elle.
Commentant le cas allégué de pédophilie au MITD, Nita Deerpalsing a affirmé que la police ne peut rien faire sans une déposition en bonne et due forme. Elle a rappelé l’engagement du gouvernement dans la défense des droits des enfants. Elle a donné la garantie que tout sera fait pour que la vérité soit connue dans cette affaire.