« Le retrait du juge Domah est une situation grave et dangereuse pour le pays », a déclaré Patrick Assirvaden samedi lors de la conférence de presse de l’alliance gouvernementale. Pour le président du Ptr, « finn ena intimidasyon lapres lor zidisyer ». Il s’est ainsi montré acerbe envers Le Mauricien Ltd et La Sentinelle Ltée, deux groupes de presse qui, dit-il, se comportent comme des opposants et agents politiques.
Le PTr-PMSD, a soutenu Patrick Assirvaden, alerte la population sur « bann deriv ki pe ale dan pei dan latak bann institisyon ». Le président du parti rouge a ainsi critiqué Le Mauricien Ltd et La Sentinelle Ltée qui « sont allés trop loin contre une activiste du PTr, manquant même de respect au judiciaire ». Ce qui, selon lui, a poussé le juge Bushan Domah à se récuser dans l’affaire Nandanee Soornack.
« Lopinion piblik an drwa poz kestion ki fer ziz Domah inn ale. Kouma finn ariv sa sitiasyon-la ? Ena enn konverzanz ant sa de group lapres-la ek MMM-MSM. Paul Bérenger finn al pli lwin ki tou dimoun kan linn permet li tret “de délire” ruling ziz Domah », a soutenu Patrick Assirvaden.
Le président du PTr a qualifié la décision du juge Boshan Domah de se retirer comme étant « enn kitchoz ki friz le lynchage du judiciaire ». Pour lui, « finn ena intimidasyon lapres lor zidisyer. Pou nou li kler ki zidisyer du pei finn gagn ene sakre kou de la par sertin group lapres ek loposisyon. »
« Après s’être attaqué au DPP, à la police, à l’ICAC… j’avais prédit que le MMM/MSM allait s’en prendre au judiciaire. Et j’ai eu raison… », a poursuivi Patrick Assirvaden. Il a soutenu que si la presse aime vraiment la transparence, elle aurait d’abord dû faire une enquête sur Tropical Times. Cette compagnie qui, dit-il, a des liens avec Pravind Jugnauth, occupe cinq sites de restauration dans l’aéroport SSR. « Kot kredibilite bann group lapres kan koz transparans ? Personn pann finn interese ar Tropical Times. Lapres, selectif dan se ki zot anvi mete. »
De son côté, la directrice de communication du PTr a soutenu que la presse, aussi bien que les partis politiques et le judiciaire, doivent assumer leurs responsabilités et rester à leur place. Nita Deerpalsing a aussi précisé avoir récusé les accusations portées contre elle par sir Anerood Jugnauth au Central CID. Elle a aussi souligné n’avoir bénéficié d’aucun traitement de faveur.
Nita Deerpalsing a néanmoins évoqué des cas d’abus, dit-elle, d’un ancien locataire de la State House tout en énumérant les émissions des billets de banque de Rs 20, Rs 500 et le timbre-poste à l’effigie de l’ex-président de la République. Elle a aussi évoqué l’allocation de terrains à Wolmar, l’arrestation en 94 de deux journalistes, la dissolution de l’ECO, le Sun Trust, entre autres.
Quant au secrétaire général des rouges Lormus Bundhoo, il n’a pas manqué de critiquer le traitement accordé par certains médias à la couverture du premier comité exécutif 2013 du PTr vendredi dernier. « Finn ena boykot de l’info ! », a-t-il dit. Et d’annoncer par ailleurs que le PTr tiendra son congrès annuel le 24 février, à 9 heures au Centre de conférences Swami Vivekananda à Pailles, et célébrera par la même occasion ses 77 ans d’existence. Le 23 février, a-t-il ajouter, aura lieu un dépôt de gerbes au Square Guy Rozemont.
Lindsay Morvan a quant à lui parlé d’une omerta (loi du silence) pratiquée par la presse. Le porte-parole du PMSD s’est ainsi demandé pourquoi il y « a eu un silence assourdissant » sur l’accident mortel impliquant Raj Meetarbhan, rédacteur en chef de l’express, le dimanche 13 janvier sur l’autoroute à la hauteur de pont Mattur. « Personne n’a eu de compassion pour la famille de la victime. Il y a une politique de deux poids deux mesures dans le traitement de l’info. Certains sont protégés par le silence, d’autres exposés. Eski piblik pa en drwa konn enn aksidan pareil ? »