Même si son nom n’a pas été cité, hier matin, lors de la conférence de presse conjointe du PTr et du PMSD, Nandanee Soornack, activiste rouge, a pu compté sur les deux porte-parole de son parti pour la défendre contre ce qu’ils estiment être « une cabale » montée « par deux sections de la presse pour détruire sa famille ». Patrick Assirvaden et Nita Deerpalsing, président et responsable de communication du PTr respectivement qui animaient cette conférence de presse commune — la première de l’année, aux côtés de Mamade Kodabaccus, du PMSD —, ont été très critiques envers « deux sections de la presse » qui ont persisté, disent-ils, à « jeter de la boue » sur « sa madam la enn aktivis travayis » malgré  l’injonction servie aux groupes Le Mauricien et La Sentinelle et émise par le juge Bushan Domah, le 5 janvier dernier. « Enough is enough! », a scandé Patrick Assirvaden qui déplorait le « comportement de certains journalistes » et « le jeu infecte des deux sections de la presse ». Commentant toujours cette affaire, le président du PTr trouve qu’il y a « des connivences » entre Paul Bérenger, Sir Aneerood Jugnauth, Pravind Jugnauth et les « deux sections de la presse », depuis décembre dernier. Toutefois, Patrick Assirvaden se dit heureux de la décision de la justice. « Erezman nou ena enn zidisyer an ki nou krwar. Nou krwar dan l azistis nou pei », a-t-il déclaré. Le gagging order, dit-il est une « gifle magistrale » infligée aux titres concernés qui ont voulu étaler la vie privée d’une citoyenne.
Pour Nita Deerpalsing, malgré « la leçon du juge Domah » et ses explications sur la distinction à faire entre un gagging order et injonction, « certains persistent en toute mauvaise foi à faire leur une avec le terme gagging order! » et manquent ainsi de respect au judiciaire. Nita Deerpalsing a insisté : « Il s’agit d’une injonction intérimaire et non un gagging rrder. Ce n’est pas pareil! » La responsable de communication des rouges s’est demandée si cette section de la presse n’est pas en train de défendre la culture du voyeurisme en prétendant défendre la démocratie. Elle a aussi rappelé que les arrestations de journalistes en 1984 et 1994 ont eu lieu sous le régime de Sir Aneerood Jugnauth. Et qu’en 2002, toutes les copies imprimées d’un journal avait été achetées, dans le but de les faire disparaître des kiosques pour protéger une personnalité politique du MMM/MSM.
Commentant sa déposition, attendue cette semaine, au Central Criminal Investigation Department (CCID), suite à celle déposée par Sir Aneerood Jugnauth dans l’affaire des rencontres entre Cehl Meeah, Paul Bérenger et SAJ lui-même, Nita Deerpalsing dit avoir suivi les procédures qui s’imposent dans ce cas : « Je me rendrais au CCID dans les jours à venir, le plus tôt possible, pour faire ma déposition. Je m’y rendrais sans faire de tam tam… Tout comme l’ont fait Patrick Assirvaden et Lormus Bundhoo. » Elle a fait comprendre qu’elle ne fera pas comme Pravind Jugnauth. Elle a fait remarquer que le jour de son arrestation à son domicile, le leader du MSM a été mélodramatique. Et a déploré la présence des enfants de Pravind Jugnauth ce jour-là. « Li pann ezite pou servi so prop zenfan pou fer melodram! » Nita Deerpalsing a aussi diffusé des déclarations contradictoires, faites par Sir Aneerood Jugnauth et Pravind Jugnauth à propos de l’arrestation d’un individu pour possession d’arme à feu. Si le premier a reconnu cette personne et l’a présenté comme étant le garde-du-corps de Pravind Jugnauth, en revanche celui-ci nie toute relation avec l’individu arrêté. « Je ne sais plus qui des deux ment! », a ironisé Nita Deerpalsing. Cette dernière, qui est revenue sur les allégations de pédophilie contre un instructeur de la MITD, a d’abord rappelé que sans police case, il ne peut y avoir d’arrestation avant de réitérer avec force l’engagement du gouvernement à protéger les droits des enfants.