Le Ptr et le PMSD ont organisé hier une conférence de presse conjointe au Quartier Général des Rouges. Au sommaire : les élections municipales, les « problèmes » entre le MMM et le MSM et le refus de Paul Bérenger de participer activement aux débats budgétaires. Patrick Assirvaden, Lindsay Morvan et Nita Deerpalsing n’ont pas manqué de fustiger, comme d’habitude, les dirigeants du Remake 2000, en particulier les Jugnauth.
« Vision nouvelle, Ville nouvelle. » Voilà le slogan de la compagne du tandem au pouvoir. Patrick Assirvaden était le premier intervenant hier à la conférence de presse du Parti travailliste (Ptr) et du Parti mauricien social démocrate (PMSD). Il a commencé son intervention en saluant le travail derrière la sélection des candidats pour les municipales. « Des candidats de qualité. Un mélange homogène entre les jeunes, les femmes et les personnes d’expérience », soutient le président des Rouges.
Pour lui, le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Mouvement socialiste militant (MSM) sont « imposteurs et des vendeurs de rêves ». « Le MMM pe sarye enn boulet », a-t-il déclaré en disant que le MSM est un danger pour l’unité nationale. « Rol MSM se zis amenn kass… Nou pa pou aksepte ki vinn bern bann sitadin », soutient Patrick Assirvaden. Il ajoute que Paul Bérenger doit faire son travail de leader de l’opposition pour les débats budgétaires. « Kan ena konze li dir pa kapav koze, kan ena deba li pa koze », a-t-il affirmé.
Lindsay Morvan, porte-parole du PMSD, s’est dit satisfait du nombre de candidats alignés par les Bleus, au nombre de 22, dont 12 femmes. « Nous sommes une équipe qui travaille et les démagogies du Remake ne marcheront pas », a-t-il soutenu. Paul Bérenger, dit-il, est le meilleur leader de l’Opposition qu’a connu le pays mais il ne peut pas diriger le pays. « Zis sa (leader de l’Opposition) ki li kapav fer », a-t-il ajouté. « MMM zis for dan slogan. Lor terrain zero ».
Le porte-parole des Bleus soutient qu’au début des années 2000, alors que le MMM et le MSM étaient au pouvoir, les faubourgs des villes ont été laissés pour compte. Il a raconté une anecdote à Roche-Bois où les jeunes ont dû attendre longtemps avant que la municipalité ne répare les points d’éclairage du terrain de foot.
Nita Deerpalsing a été la dernière à prendre la parole. Elle a déclaré que l’absence de commentaires de Paul Bérenger est une « preuve de panique ». Selon elle, le leader de l’Opposition n’a aucun argument valable contre le budget de Xavier-Luc Duval. « Si li krwar ki bidze la pa bon li bizin dir. Se li ki leader l’opposition. Pey li pou sa », a affirmé la directrice de communication du Ptr. Elle est d’avis que Paul Bérenger ne fait rien mis à part jeter de la boue en utilisant l’immunité du parlement. « Les personnes vivant dans les villes savent ce que nous avons accompli », soutient la députée rouge. Elle a fini par fustiger le « clan Jugnauth ». « Si enn dimoun ena a ker so lavil, li pa kapav konsolid lanpir Jugnauth », dit-elle.