Intervenant hier au Domaine Les Pailles à l’ouverture d’un atelier sur le thème de l’« Implementation of Public Sector Anti-corruption Framework », le secrétaire au Conseil des ministres et chef de la Fonction publique, Suresh Seebaluck, a fait un vibrant plaidoyer pour l’inclusion de l’éthique comme matière dans le système éducatif et les programmes de formation des fonctionnaires. Le directeur général de l’ICAC, Anil Kumar Ujoodha, a expliqué les trois stratégies de la commission pour lutter contre la corruption : l’application de la loi, la prévention et l’éducation.
« J’estime que le Civil Service College devrait continuer à concevoir et à donner ses cours en intégrant l’éthique et les valeurs dans le programme de formation des fonctionnaires. En outre, notre système national d’éducation doit être constamment rehaussé et doit aussi comprendre l’éducation à l’éthique et aux valeurs dans les curriculums », a plaidé le secrétaire au Conseil des ministres et chef de la fonction publique, Suresh Seebaluck. L’éthique concerne les valeurs de l’existence, la morale, les moeurs ainsi que les conduites acceptables dans une société. L’éthique touche également aux devoirs de quelqu’un envers la société dans laquelle il vit.
Suresh Seebaluck intervenait devant une salle composée, entre autres, du directeur général de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), du Premier secrétaire de la Délégation de l’Union européenne à Maurice, Éric Vanhalewyn, des commissaires de l’ICAC, dont Indira Manrakhan, du Permanent Secretary du ministère de la Fonction publique, A.K. Hoolass, du directeur de l’Office of Public Sector Governance et des responsables administratifs des ministères et autres départements de l’État.
« Je pense que notre système de valeurs doit être constamment rehaussé à travers l’éducation et la formation dans nos écoles, collèges et institutions tertiaires, dans la société et dans le secteur public », a ajouté le secrétaire au Conseil des ministres et chef de la fonction publique.
« À cause de la corruption, les coûts des transactions augmentent, les revenus publics sont réduits, l’allocation des ressources est faussée, les investissements et le développement économiques prennent du retard, et l’état de droit s’affaiblit », a affirmé l’intervenant en parlant des impacts négatifs de ce fléau sur une société.
Suresh Seebaluck a ajouté que le Public Sector Anti-Curruption Framework, lancé il y a trois ans, est un outil important pour lutter contre la corruption et améliorer les normes éthiques dans la fonction publique afin de mieux répondre aux attentes grandissantes du public. « En tant que fonctionnaires, nous sommes les “gardiens” de la confiance placée en nous et nous devons trahir cette confiance en aucune circonstance ! Car l’intégrité de ceux qui gèrent le bien public génère le respect de ces institutions et crée une image de bonne gouvernance », a-t-il insisté avant d’élaborer sur les mesures que le gouvernement a mis en place pour lutter contre la corruption.
« Nous devons être pro-actifs pour que la corruption soit une entreprise “à haut risques” et “à bas revenus” », a-t-il conclut.
Dans son allocution, le directeur général de l’ICAC a pour sa part expliqué les trois stratégies de la Commission pour lutter contre la corruption : l’application de la loi, la prévention et l’éducation. « Notre objectif c’est de décourager quelqu’un à céder à la corruption et à promouvoir une culture d’intégrité », a dit Anil Kumar Ujoodha. Il a ensuite établi un bilan chiffré des réalisations de l’ICAC ces dernières années dans ses trois domaines d’intervention.
Le Premier secrétaire de la Délégation de l’Union européenne à Maurice, Éric Vanhalewyn, a de son côté élaboré sur la coopération de l’UE dans la promotion de la bonne gouvernance à Maurice. Suresh Seebaluck a ensuite procédé au lancement du Code of Conduct for employees of Para-Statal Bodies.