Avec la publication de son premier recueil de contes « Trois petits contes pour petits et grands », sous le President’s fund for creative writing, Jannick Chellapen, employée de banque, voit son rêve d’adolescence se concrétiser. Au Mauricien, elle souligne être une passionnée d’histoires d’enfants et des écrits d’Alphonse Daudet et de Guy de Maupassant.
« Le chat amoureux », « Une amitié sincère » et « La sorcière » sont les trois contes que Jannick Chellapen a écrits en 2012, durant ses heures de loisirs. « Ces contes me sont venus comme ça. Je les ai mis sur papier d’un trait. Par la suite, je suis revenue dessus pour les retravailler », affirme notre interlocutrice qui s’y consacrait le soir et durant les week-ends. « J’avais déjà écrit les contes lorsque j’ai vu l’annonce du President’s fund for creative writing dans les journaux. Je les ai finalisés avant de les envoyer », ajoute celle qui se passionne pour les histoires d’enfants. Pourtant les premiers contacts de Jannick Chellapen avec la lecture furent les romans de sa mère. Par la suite, cette habitante de Ste-Croix, élève à l’école primaire De la Salle à Port-Louis, découvre des livres d’enfant dans le bibliobus municipal qui sillonnait les quartiers de la capitale. « C’est au secondaire que le rêve d’écrire un livre m’est venu. À mesure que je découvrais de nouveaux auteurs et leurs écrits, je me disais que peut-être un jour, je pourrai écrire comme eux ». Si elle a un faible pour les écrits d’Alphonse Daudet et de Guy de Maupassant, elle indique qu’elle lit de tout. Outre la lecture, elle développe une passion pour l’écriture et « c’est presque tout naturellement que ces trois contes me sont venus ».
« Le chat amoureux » raconte l’histoire d’un petit chat solitaire et malheureux qui cherche l’âme soeur. Après une énième tentative de trouver un amoureux, il finit par s’attacher à Lune, un petit chien. Malgré la désapprobation des autres animaux et une période de séparation, le chat et Lune finissent par se retrouver. À travers cette histoire, Jannick Chellapen démontre que « l’amour brise des frontières et unit les êtres ».
Le deuxième conte porte aussi sur une amitié profonde : celle d’une grenouille pour une chenille. Il met en opposition la vanité et l’humilité. Le pardon et l’amour étant le point focal de cette histoire. Malgré la tristesse de perdre un être cher, l’accent est mis sur l’amour éternel.
Le troisième conte est l’histoire d’une jeune « sorcière qui pue des pieds » mais qui, de par sa bonté, finit par exorciser un sort qui lui avait été jeté.
Les trois contes, écrits dans un langage simple mais dense, offrent plusieurs niveaux de lecture et gardent le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Ils font appel à leurs sentiments et les invitent à réfléchir sur les situations exposées par l’auteure. Cependant, l’on relève un certain nombre de fautes qui entachent malheureusement les textes. « Trois petits contes pour petits et grands » fait partie des dix ouvrages publiés sous le President’s fund for creative writing et lancés le 10 septembre dernier par le ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee, à la municipalité de Port-Louis.
Jannick Chellapen est heureuse d’avoir produit ce recueil, tiré à 1 000 exemplaires dont 600 sont achetés par le ministère et 400 offerts à l’auteure qui les met en vente ou les donne en cadeau. « Je pense qu’il y a un manque de productions locales en ce qui concerne la littérature jeunesse et même s’il y en a, elles ne sont pas toujours accessibles à tous », affirme Jannick Chellapen.