Le roman de la Suédoise Annika Kinch, And the rainbow touched Mauritius, est désormais disponible en français sous l’intitulé Et l’île Maurice devient arc-en-ciel. La traduction a été réalisée par Robert Furlong. L’auteure était à Maurice pour la présentation de l’ouvrage à l’Atelier, rue St-Louis, la semaine dernière.
Et l’île Maurice devient arc-en-ciel est un roman décrivant la perception de l’auteur face à l’île Maurice : « Les gens issus de milieux et de communautés différents se mêlent et vivent en harmonie, côte à côte. It is not about money, it is about what you have in your heart. It is about poor person with positive attitude. It is about passion and compassion », soutient-elle au Mauricien.
Plusieurs personnages exposeront l’île Maurice en faisant une petite escale en Italie. Le lecteur suit la formation du couple Laura et Christopher dès leurs années de collège jusqu’à leur mariage et dans leur vie d’adulte. L’auteure a voulu proposer du romantisme et un « feel good factor » auprès du public avec des situations et des découvertes fort agréables, bien que des fois un peu “cliché”. Elle y ajoute une pointe d’épices avec une intrigue construite autour d’un trafic de drogue et d’une mort suspecte. De temps à autre, par le biais de flash-back, on fait incursion dans l’histoire de Maurice. L’auteure affirme avoir fait des recherches et avoir travaillé en collaboration avec des amis mauriciens. Elle cite notamment Marcel Lindsay Noë et Bernard Li Kwong Ken.
Annika Kinch indique que Et l’île Maurice devient arc-en-ciel est le premier roman d’une trilogie. Le deuxième est en préparation. Elle en a déjà rédigé les deux premiers chapitres, indique-t-elle au Mauricien. L’esclavage sera au centre de ce deuxième roman et l’engagisme, au sein du troisième, laisse-t-elle entendre.
Traduction
Et l’île Maurice devient arc-en-ciel, initialement écrit en suédois, la langue maternelle de l’auteure, a été traduit en anglais. Et sur demande d’Annika Kinch, Robert Furlong s’est attelé à sa traduction française. Un exercice qui, selon le traducteur, a nécessité quelques mois de travail. « Au départ, j’avais hésité parce que je n’avais jamais traduit un texte littéraire et je sais combien c’est délicat d’arriver à entrer dans la peau de l’auteur et dans la peau des personnages. Chacun a son caractère, son vocabulaire et sa réalité. Il faut respecter la pensée de l’auteur, car on n’est que le porte-voix », souligne Robert Furlong au Mauricien. Ainsi, après une première rencontre avec l’auteure à Londres, en septembre dernier, il a commencé la traduction, laquelle a duré trois mois. « Après, il a fallu une deuxième et une troisième lecture », indique-t-il. Notre interlocuteur souligne que ce qui l’a séduit et l’a encouragé à accepter cette proposition, c’est le fait qu’« Annika soit Suédoise et qu’elle ait fait l’exercice mental de comprendre l’histoire de Maurice et a fait des recherches », ajoutant avoir « trouvé cela admirable ».
Annika Kinch affirme avoir choisi d’écrire sur l’île Maurice car, « quand je viens ici, je me sens comme à la maison ». Elle a découvert Maurice il y a 21 ans et en est aujourd’hui à sa 18e visite. Durant les cinq ans qu’elle a mis pour écrire ce roman, elle affirme être venue à Maurice 11 fois. Hôtesse de l’air, elle compte bientôt partir à la retraite et se consacrer à l’écriture. Le roman est disponible en librairie.