Deuxième publication conçue par le Mauritius Audit Committee Forum, ce guide donne aux personnes siégeant sur un conseil d’administration, en particulier aux membres du comité d’audit, un aperçu des meilleures pratiques à adopter pour une gestion plus efficace de ce comité. Les procédés de surveillance des opérations de l’entreprise, le renforcement, voire l’optimisation de la relation entre le comité d’audit et les auditeurs internes et externes sont évoqués dans le guide.
Le comité d’audit, expliquent les promoteurs du guide, accorde aujourd’hui une plus grande attention à l’efficacité de leur système et pratique de surveillance. D’où la nécessité pour les membres de ce comité de bien comprendre le rôle précis des vérificateurs aux comptes, internes et externes confondus, dans la préparation d’un rapport financier. Le rôle de la direction générale d’une entreprise, ajoute-t-on, est de veiller à l’intégrité, la conformité et la transparence des rapports. « Le comité d’audit doit s’assurer que l’entreprise se conforme au code de gouvernance d’entreprise et que le code d’éthique de celle-ci est aussi respecté. Le comité d’audit a aussi la responsabilité de lever le voile sur les manquements de l’entreprise et doit alerter le conseil d’administration afin que les mesures rectificatives soient prises pour que l’entreprise garde le cap sur la bonne gouvernance », déclare Jane Valls dans un communiqué émis à l’occasion du lancement du nouveau guide.
Le comité d’audit, soulignent les milieux professionnels, doit veiller à ce que l’auditeur interne soit compétent et indépendant, et possède par ailleurs les ressources adéquates, le statut et l’autorité lui permettant de remplir toutes ses fonctions efficacement. « Le comité d’audit a la responsabilité d’examiner et d’approuver la charte et le plan d’audit interne, de manière à assurer la couverture de tous les risques éventuels. Il s’agit de vérifier si tout est conforme aux standards requis. Il est aussi important de protéger l’entreprise auditée en guidant l’activité de l’audit interne et en imposant aux auditeurs les obligations et les principes déontologiques qu’ils doivent absolument observer », souligne John Chung de KPMG.
Pour ce qui est de l’audit externe, on soutient que « c’est une autre pierre angulaire », car il faut s’assurer que l’information financière présentée par l’entreprise soit complète, correcte, claire et conforme aux normes internationales. Le comité d’audit doit travailler en étroite collaboration avec l’auditeur externe tout en veillant à l’indépendance de ce dernier.
Notons que le lancement du guide a été effectué en présence du Dr Chris Pierce, CEO de Global Governance Services Ltd. Il a salué l’initiative du MIoD et le KPMG. « Les comités d’audits ont besoin d’encadrement. Plusieurs changements administratifs ayant trait à la bonne gouvernance, la comptabilité et les risques ont eu lieu ces dernières années, et d’autres changements sont à venir. Il est important pour les comités d’audit d’avoir un soutien pour mieux comprendre et mettre en oeuvre ces changements d’autant plus qu’un tout nouveau “Code de Governance” d’entreprise sera bientôt lancé », fait ressortir le Dr Chris Pierce.