Jacques Dinan

Il est un fait indéniable que la publicité joue un rôle très important dans notre vie quotidienne. Elle est omniprésente et nous atteint matin, midi et soir. On dit même que la publicité est l’âme du commerce et c’est sans doute, afin d’éviter des dérives, que l’Independent Broadcasting Authority a, dans sa sagesse, publié en l’an 2000, le Code of Advertising Practice (Code de Pratique publicitaire).

L’article 1.5 de ce code est ainsi libellé :

1.5 Good Taste / Bad Taste

(i) Advertising matter should be presented with courtesy and good taste.

(ii) Disturbing and offensive materials such as words, phrases, sounds and images should be avoided…

 En écoutant deux des spots publicitaires sur nos ondes radios, ces jours-ci, il semblerait que la notion de Good Taste / Bad Taste soit quelque peu ignorée.

Le premier spot nous propose des invectives très vulgaires d’une épouse envers son conjoint. De plus, cette publicité passe à une heure de pointe le matin. Quel exemple pour les enfants et les jeunes, qui sont à l’écoute et se préparent pour aller à l’école et au collège !

Le deuxième spot met en scène une grand-mère qui souffre de surdité aggravée par une capacité intellectuelle affaiblie. Il s’agit de faire rire l’auditoire aux dépens d’une vieille qui retombe en enfance !

Ces deux publicités ne sont-elles pas de mauvais goût ? Les paroles, les échanges ne sont-ils pas dérangeants et offensants ?

Les agents publicitaires sont bien évidemment libres d’imaginer des spots publicitaires et de les proposer à leurs clients, mais ces derniers, en tant que gestionnaires d’entreprises qui se respectent, ne devraient-ils pas veiller à ce que leurs spots publicitaires ne soient pas contre-productifs !