La Mauritius Commercial Bank Ltd s’est une nouvelle fois distinguée lors de la remise des PwC Awards récompensant les entreprises pour la qualité de leur communication sur leurs opérations. La MCB a raflé quatre des sept trophées attribués hier soir à l’hôtel Hennessy Park, Ébène. Le jury n’a pu trouver de gagnant dans la catégorie réservée aux entreprises publiques et corps para-étatiques, jugeant que les contenus des rapports annuels soumis par celles-ci ne répondaient pas aux critères préalablement établis.
La MCB a été primée dans les catégories suivantes : 1) Informations détaillées et commentées sur la gestion des risques (catégorie réservée aux institutions financières, 2) Communication des informations en ligne, 3) Integrated Corporate Reporting par les institutions financières et 4) Catégorie regroupant les sociétés faisant partie du SEM-10 (soit les 10 valeurs les plus liquides du marché officiel de la Bourse). Outre la MCB, les groupes Air Mauritius (Risk Management Disclosures par les institutions non financières), Terra Mauritius Ltd (Corporate Governance Disclosures) et Omnicane Ltd (sociétés listées en Bourse autres que les institutions financières) ont été récompensés par PwC.
Antony Withers, Chief Executive MCB Ltd, s’est réjoui de la performance de l’institution bancaire aux PwC Awards 2015. « Ce résultat reflète la qualité du travail de toute une équipe qui oeuvre d’arrache-pied et sous pression pour pouvoir présenter le rapport annuel. À la MCB Ltd et au MCB Group, nous sommes conscients qu’il faut continuellement élever le niveau. Les normes en matière de corporate reporting deviennent de plus en plus strictes. Nous sommes heureux de constater que les membres du jury sont reconnaissants des efforts que nous déployons », a déclaré Antony Withers. Ce dernier a soutenu qu’à la MCB, il y a une philosophie de toujours placer la barre plus haut que ce soit au niveau des services à la clientèle, du déploiement des opérations et de la qualité du contenu du rapport annuel.
Vijay Seetul, directeur financier d’Air Mauritius, a également commenté la décision du jury de récompenser le transporteur national dans la catégorie « Risk Management Disclosures » réservée aux institutions non financières. « Ce trophée nous réconforte. Air Mauritius, comme vous le savez, opère dans un environnement concurrentiel, offrant un service 24/7 vers une vingtaine de destinations. Les risques liés à la compétition aussi bien que les risques financiers sont grands sans compter la question de sécurité des passagers. Tous les employés du groupe sont conscients des enjeux. Il ne fait pas de doute que notre entreprise aura toujours à faire face à de tels risques », a fait ressortir Vijay Seetul.
Le jury du concours PwC Awards 2015 a relevé, après examen de 103 rapports annuels, qu’il y a eu des efforts accrus de la part des sociétés à donner plus de détails sur la gestion des risques, mais qu’il n’y avait pas une focalisation réelle sur les changements intervenus sous ce chapitre pendant l’année financière. L’approche en matière de communication sur les risques est variée : certaines entreprises communiquent peu, d’autres s’abstiennent carrément de donner un aperçu de l’approche adoptée. Le jury est d’avis qu’il y a encore du chemin à faire concernant la divulgation des informations sur la gestion des risques.
S’agissant de la bonne gouvernance, le jury observe que les entreprises font de leur mieux pour être en conformité avec les normes. Il estime, cependant, que des améliorations sont attendues concernant la présentation des informations sur la politique de rémunération des directeurs exécutifs, la sauvegarde de l’indépendance des auditeurs externes, entre autres. Le jury remarque, par ailleurs, que peu d’entreprises ont adopté les principes d’integrated reporting (concept de communication intégrée sur la stratégie de l’entreprise, la bonne gouvernance, les résultats financiers et les autres défis confrontant l’entreprise). « Il faut donner les informations que vos actionnaires recherchent. Il ne faut pas présenter uniquement les forces de l’entreprise, mais aussi ses faiblesses », soutient le jury.