Trois consultants étrangers étaient à Maurice du 11 au 15 juin pour assister la Tertiary Education Commission dans la révision de son Regulatory Framework. Leur rapport est attendu au cours du mois d’août. Avec le nombre d’institutions tertiaires présentes actuellement à Maurice, la commission souhaite mettre en place un cadre réglementaire en vue de faire respecter les normes de qualité requises pour l’enseignement et le fonctionnement de ces établissements
Le Dr Jagannath Patil (président de l’Asia Pacific Quality Network et le Deputy Adviser of the National Assessment and Accreditation Council), Franz Gertze (Chief Executive Officer de la Namibia Qualifications Authority) et le Pr Bhushan Sudhanshu (Head du Department of Higher & Professional Education de la National University of Educational Planning and Administration) étaient à Maurice du 11 à 15 juin pour procéder à un examen du cadre réglementaire pour l’éducation tertiaire. Les trois consultants ont eu des réunions avec les acteurs concernés, la Mauritius Qualifications Authority, le Board of Investment, le HRDC, des organismes professionnels comme le Medical Council, le Conseil dentaire et le conseil des ingénieurs, entre autres
L’expertise de ces consultants a été sollicitée en vue d’élaborer un cadre pour la rationalisation et l’harmonisation de la nomenclature des programmes universitaires et d’avoir un regard critique sur les processus relatifs afin d’assurer la qualité des institutions publiques et privées, y compris les processus de réglementation existants pour la mise en place des institutions d’enseignement post-secondaire, d’accréditation des programmes et de la détermination de la reconnaissance et de l’équivalence des qualifications. Le Dr Jagannath Patil, Franz Gertze et le Pr Bhushan Sudhanshu, qui rendront leur rapport en août, feront aussi des recommandations sur les changements à apporter à la structure organisationnelle de la Tertiary Education Commission (TEC) et sur les responsabilités supplémentaires et nouvelles capacités à mettre en place.
Le nouveau cadre réglementaire de la TEC devrait ainsi trouver des solutions aux inefficacités du système de manière à rendre les processus plus transparents, souples et efficaces. Il permettra de refléter les meilleures pratiques internationales et d’intégrer des dispositions d’assurance qualité dans le contexte national et régional. Il définira les critères appropriés pour les différents types d’institutions d’enseignement supérieur et des formes d’enseignement. L’accent sera mis sur la nécessité pour les institutions privées d’offrir la même qualité des programmes universitaires et l’appui institutionnel comme proposé dans le campus central dans le pays d’origine. Les questions des institutions frauduleuses, de l’enseignement à distance et du E-learning seront aussi concernées.
Au niveau de la TEC, l’on soutient que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la démarche de l’institution en vue d’évoluer vers un système de réglementation efficace dans l’amélioration de la qualité des institutions et de leurs offres académiques pour stimuler l’innovation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’apprentissage et la recherche universitaire. « L’existence d’un cadre solide et transparent pour l’éducation tertiaire est jugée cruciale pour l’évolution future du système de l’enseignement supérieur mauricien », souligne le directeur de la commission, le Dr Praveen Mohadeb.