Le Premier ministre Navin Ramgoolam a encore une fois repoussé l’échéance sur la réforme électorale. Visiblement, il joue à cache-cache et veut gagner du temps pour des raisons on ne peut plus claires.
Intervenant sur la question, il a fini par dire : « Nou pa kapav pran lopinion zis 2-3 dimounn. Fode ki nou pran l’avi tous dimounn, y konpri zot osi les journalistes ! »
Tiens, tiens les journalistes ! Si ma mémoire ne me fait pas défaut, n’est-ce pas lui-même qui avait traité ces mêmes journalistes de « semi-intellectuels » ?
Pourtant, il disait qu’il est quelqu’un qui « n’oublie jamais ». Et si jamais les journalistes lui rendaient « oeil pour oeil, dent pour dent » en ne répondant pas à son appel, que dira-t-il ? J’aurai bien aimé le savoir. À moins qu’en parlant des journalistes, il avait seulement en tête ceux qu’il va recruter bientôt pour lancer l’organe de presse des travaillistes !