Suite à notre article de la semaine dernière faisant état de la colère de certains habitants devant l’entassement de détritus et de vieilles ferrailles dans la cour du Marie Marot Activity Centre, à l’angle des avenues Célicourt Antelme et Murray, Quatre-Bornes, la maire de la Ville des Fleurs, Ariane Oxenham, est venue constater hier de visu la situation. Elle a promis de faire enlever et d’y transférer tout cela dès que la construction du garage municipal de Palma serait terminée.
« Nous pouvons certes comprendre la colère de ces habitants mais on m’a indiqué que la municipalité de Quatre-Bornes ne dispose d’aucun autre site pour entreposer ces équipements vétustes enlevés l’année derrière des jardins d’enfants de la ville pour les remplacer par de nouveaux », a expliqué au Mauricien Ariane Oxenham, qui est descendue sur le site hier après-midi.
« Comme ce sont des équipements qui ont été achetés avec l’argent public, la MQB ne peut en disposer comme bon lui semble. Le Survey Committee du ministère des Administrations régionales doit d’abord siéger et faire une évaluation de ces vieilles ferrailles avant qu’on ne puisse les vendre à l’encan. Malheureusement, nous avons appris que ce comité ne siège plus depuis quelques mois à cause de l’absence d’un fonctionnaire. Résultat : nous devons attendre », élabore la maire.
Cependant, Ariane Oxenham ne baisse pas les bras : « Nous avons le garage municipal qui est actuellement en construction à Palma. Dès que la construction sera terminée, nous allons non seulement y transférer les camions de la voirie, mais certes ces vieilles ferrailles également », explique-t-elle.
Les déboires de ces habitants du quartier Marie Marot Activity Centre ont débuté avec la construction de ce centre d’activités pour personnes du troisième âge, il y a quelques années. Auparavant, racontent-ils, le site, qui appartient à la MQB, avait déjà été laissé à l’abandon, avec tout ce que cela comprend comme nuisance. « Nous pensions avoir une solution avec la construction de ce bâtiment », se rappellent-ils.
Mais les habitants du quartier allaient bien vite déchanter. « Après le nettoyage du terrain pour la construction et après la construction elle-même, la municipalité n’a rien trouvé de mieux que de simplement entasser tous les détritus (du béton inutilisé notamment) dans un amoncellement disgracieux dans un angle au fond du site, en bordure de ma clôture », raconte Bernard Kishtoo, dont la maison jouxte le centre. C’était en 2005.
Ce monticule était non seulement une horreur (eyesore) mais un repaire de moustiques, de rats et autres bestioles.
En outre, ce tas allait faciliter la tâche des voleurs de tout acabit dans le quartier qui ont eu la partie belle en prenant appui sur cet amoncellement pour pénétrer chez les gens. Le comble, c’est que certains du quartier n’hésitent pas à ajouter leurs propres déchets à ce tas.
Il y a un an, le problème se corse : la MQB est venue jeter sur ce site tous les équipements vétustes des jardins d’enfants de la ville.