Dans la nuit de samedi à dimanche, à Quatre-Cocos, Flacq, une altercation entre deux gangs s’est achevée dans un bain de sang. Marino Zama, un ouvrier de 39 ans, connu pour sa proximité avec l’un des gangs, s’est retrouvé aux soins intensifs à l’hôpital de Flacq à la suite de blessures essuyées sur ce qui s’apparente à une vendetta.
Ce règlement de comptes porterait sur un précédent affrontement entre gros bras durant lequel le récidiviste Yvon Mathurin Lisette, 51 ans, connu sous le sobriquet « Lapin », avait été sérieusement blessé. Ce leader d’un gang de bouncers avait été pris pour cible le 11 mai dernier sur le parking du Casino Senator. Son état était jugé critique. Il se remet lentement de ses blessures. Des coups de feu avaient été tirés ce jour-là.
Bien que Marino Zama, 39 ans, n’ait pas encore consigné de déposition formelle à la police régulière de Belle-Mare, les premiers éléments glanés de diverses sources indiquent que le blessé revenait d’une soirée dansante à Quatre-Cocos avec sa petite amie, sa belle-mère et une amie. Un inconnu a donné un coup-de-poing sur le capot du taxi dans lequel ils se trouvaient avant de lancer une pierre sur la vitre arrière. Marino Zama se serait alors rué à l’extérieur avant de gifler son agresseur. Il s’est alors retrouvé encerclé par des personnes armées de gourdins et de samouraïs. Il a été passé à tabac sous le regard impuissant de ceux qui l’accompagnaient.
Sa copine, en voulant s’interposer pour calmer les esprits, a reçu un coup à la main droite. Elle a dû être soignée à l’hôpital de Flacq. C’est le chauffeur de taxi qui les y auraient conduits. Marino Zama souffre de plusieurs blessures aux bras et à la tête.
La police, qui selon nos informations a établi la liste des agresseurs potentiels, attend toutefois la déposition formelle de Marino Zama avant de les traquer. Le fils d’Yvon Mathurin Lisette, est activement recherché pour avoir tout orchestré. Pendant ce temps, apprend-on, le blessé aurait reçu des menaces de la part de visiteurs à l’hôpital de Flacq. Ils auraient laissé entendre que « pou pik li » une fois qu’il sera transféré en salle. L’enquête policière se poursuit.