Nommée le 9 septembre dernier au poste de Chairperson du Mauritius Council of Registered Librarians (MCRL), Belinda Ramnauth, Senior Librarian à la bibliothèque Carnegie à la municipalité de Curepipe, reconnaît que des améliorations doivent être faites principalement sur le plan de la préservation et la conservation des livres. Elle parle de ses projets dans cette interview accordée au Mauricien.
Quel est le rôle du Mauritius Council of Registered Librarians ?
Créé en 2000 sous l’égide du ministère des arts et de la Culture, le MCRL a pour objectif de valider le certificat de ceux qui postulent en tant que Professional Librarians, du privé comme du public. Pour en faire partie, les bibliothécaires doivent contribuer une somme de Rs 1 000 qui est refundable par leurs entreprises.
Que propose la MCRL à ses membres ?
La MCRL organise régulièrement des ateliers de travail avec ses adhérents en vue de valoriser le métier de bibliothécaire. Divers worskhops sont tenus chaque année sur des thèmes précis en vue de permettre à nos membres d’exercer leur métier de la meilleure manière possible. Par exemple, en 2009 la MCRL a tenu un atelier de travail sur la préservation et la conservation des documents et livres. 2010 a été marquée par plusieurs séminaires dont ceux organisé à l’hôtel Gold Crest de Quatre-Bornes sous les thèmes Ethics in Librarianship et Knowledge management, entre autres.
Rodrigues tient-elle une place dans les projets du MCRL ?
Certainement. L’année dernière, des cours ont été donnés aux bibliothécaires rodriguais non seulement pour valoriser ce métier mais également afin de leur inculquer certaines valeurs que se doivent de posséder ceux qui travaillent dans ce domaine. Malheureusement, Rodrigues ne bénéficie pas d’autant d’exposés sur les différents thèmes liés à ce métier que Maurice. Il existe ce que nous appelons un Lack of Up-to-date courses mais nous avons noté un intérêt de la part des bénéficiaires. Lors de nos ateliers de travail, de nombreuses questions ont été posées. Nous envisageons d’envoyer une de nos ressource persons pour des séances de formation mais pour cela il nous faut également le soutien des autorités rodriguaises.
Quel est votre constat de la gestion des librairies à Maurice ?
S’il y a eu beaucoup d’améliorations, il y a still a lot of things to do. Il existe chez certains employés un manque de qualifications, surtout du côté du Customer Service. Il y a, surtout, un aspect du métier de bibliothécaire que nous avons tendance à oublier : celui de la préservation et de la conservation des documents. Nous sommes très en retard sur ce plan.
Dites-nous en plus…
Lorsque je suis allée à Rome, il y a quelques années, j’ai pu constater les efforts qui sont faits pour préserver certains ouvrages. Il y existe un “hôpital” des livres où les ouvrages abîmés sont remis en état et cela sans que la qualité du papier ne soit affectée. Les livres, selon les types de papier, sont préservés à des températures stables. Je pense qu’il faut que nous disposions à Maurice de ce type de structure afin de garder en bon état des documents qui sont susceptibles de faire partie de notre héritage national.
En tant que Chairperson, quels sont vos principaux objectifs ?
J’espère pouvoir organiser plus de forums où ceux qui débutent dans ce métier pourront rencontrer ceux qui ont plus d’expérience et rendre ce secteur beaucoup plus dynamique.